Cercle Généalogique Poitevin
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Antenne d’Île de France

 

Réunion du 16 décembre 2006 dans les locaux de la France Généalogique


La réunion débute à 15 heures. Serge PICAULT nous souhaite la bienvenue.
Nous sommes 15 présents, Marie-Paule Carbone est absente excusée.
Le code de la porte d’entrée nous est donné par Madame Poincaré, mais pour l’obtenir, il faut se renseigner auprès de « cgpparis@herage.org ».

Quelques informations

S.Picault nous confirme les dates des prochaines réunions :
17 février 2007
7 avril 2007
14 avril 2007 Assemblée Générale à CHASSENEUIL-du-POITOU
16 juin 2007
13 octobre 2007
15 décembre 2007

Le CGP sera présent à TOURS pour le Congrès National de Généalogie qui se tiendra à la Salle des Expositions les 18, 19, 20 mai 2007

De nouveaux relevés sont arrivés et disponibles dès maintenant. Ils sont classés par patronymes hommes et femmes dans l’ordre alphabétique, aussi les trouve-t-on en double.

Sur le site historique du CGP, on peut prendre connaissance de toutes les modifications, ce qui est souvent intéressant.

Puis il est question des A.D., et à ce propos, on constate qu’il y a de moins en moins de problèmes, que les temps de réponses deviennent acceptables et que l’on va très probablement y mettre 20 années de plus, donc jusque vers 1872.
Le cercle pense que les A.D. en ligne facilitent les dépouillements et de ce fait S.Picault fait appel aux volontaires pour dépouiller ce qu’il reste encore à faire notamment Poitiers.

Quelques questions diverses portant sur les recherches, l’indexation aux A.D. sont alors posées, et une participante évoque geneapassion dont la collection de relevés est importante.


Madame Poincaré nous fait maintenant un exposé portant sur la famille MALAPERT. Le voici dans son intégralité :

LES MALAPERT

Si vous cherchez des MALAPERT, vous en trouverez dans tous les coins de France, un peu plus souvent dans le Poitou .Les 1ers connus viennent du Hainaut belge, plus spécifiquement de Mons. On retrouve le plus ancien à la fin du 14ème siècle. Pour ne pas alourdir cet exposé, je ne remonterai pas les épouses, mais sachez que je suis à votre disposition pour vous donner tous renseignements sur les familles de BEHAUT, GHISTEL (les), de CREQUIS, de COUCY, de PICQUIGNY…qui vous permettront de remonter à LOUIS VI LE GROS. Il en est de même pour les familles plus récentes : CUSENT, BELLAUD, MACNET…

Nous commençons par :

I) Pierre, Seigneur de Gomegnies, Maréchal d’Armes du Hainaut, enterré dans la chapelle du Couvent Saint-Paul à Valenciennes ca 1400. Son épitaphe est en vers. Il n’eut pas d’héritier mâle et c’est sa fille :
II) Marie dite « l’héritière de MALAPERT » qui reçoit, de son père, l’autorisation de relever le nom par son mari Jean II de BAZENTIN-HERVILLY. Ce sera donc son fils Jean III qui suit qui deviendra le nouveau porteur du nom. Acte de 1403.
III) Jean III BAZENTIN dit MALAPERT continuera à porter les armes de B. (Porte de sable, à l’aigle à 2 têtes d’argent, becquée et membrée de gueule). C’est sa descendante directe que nous étudions. Il épousa ca 1450 Jeanne de MANNEVILLE (ascendants inconnus).
IV) Jean IV dit le Bouvier, seigneur du Parlier d’Avesnes Par son mariage avec Jeanne d’Esclories (ascendants inconnus), il aura 9 enfants parmi lesquels Michel – qui suit – et André. L’histoire de Cambrésis rapporte qu’ « on demeure étonné de l’action puissante de Michel et André. Leurs noms restent intimement liés au souvenir historique de leur ville natale : Mons ». Egalement une sœur épouse Guillaume RESTEAU par laquelle je cousine avec mon mari. Une autre sœur épouse Louis HOSTON, frère de Catherine, sa belle-sœur.
V) Michel I épouse en 1501 à Mons Catherine Hoston fille de Jean et Jeanne de La Croix, ancienne noblesse du Hainaut. Michel fut échevin de Mons. Il aura 4 garçons et 2 filles dont Michel qui suit. D’un 2ème mariage, avec Barbe CLARGE, il eut 3 garçons puis 5 filles.
VI) Michel II dit le Bouvier également échevin de Mons, seigneur du Buquant des Vieux d’Avesnes les Aubert. Avec Grégorine DEBEHAULT, fille de Jean et Jenne PITOU, « ils firent leur avis » le 08/12/1540 (proclamation des bans). La famille DEBEHAUT est connue depuis 1240. Elle a été longuement étudiée (2 tomes d’histoire et généalogie de Maurice et Paul D. encore récemment président du cercle généalogique du Nord). Ils auront 8 enfants qui eurent tous des descendants, l’aîné est Charles qui suit.
VII) On ne connaît que peu de choses de Charles qui se maria ca 1561 avec Marguerite de GHISTELLES, fille de Jacques et de Marie de FONTAINE (ses ascendants sont connus jusqu’à la fin du XIVè siècle). A ma connaissance, ils n’eurent que 2 enfants : Une fille et Michel qui suit.
C’est vers cette époque que, cédant à un entraînement général, quelques descendants de la famille MALAPERT crurent élever leur nom en altérant celui de leurs ancêtres et en usurpant la particule nobiliaire, laquelle a été actée plusieurs années au registre de la cure de Bray (Mons). Jean MALAPERT (cf en IX) s’adressait au sieur BISEAU pour obtenir la vérification de ces titres. Philippe Ignace, petit-fils de Michel (cf VI) reçut en 1678 des lettres d’anoblissement de Charles II. Un autre Philippe – de la même génération – abbé et député du Hainaut a un mausolée dans l’abbaye de Saint Foullien qui porte les armoiries de la famille.
Les renseignements sur ce sujet sont extraits de l’Armorial Généalogique des familles alliées aux seigneurs de BAZENTIN, d’HERVILLY, DE MALAPERT dressé par SAHIER, enlumineur du Roi en 1642 – Mons – (Marceau Hogois, imprimeur-libraire 1860-Anvers).
VIII) Michel III se marie en 1ères noces à Jeanne MARESCAUT et en 2èmes noces ca1590 à Yolante de LA HAYE dont Charles, jésuite et Jean qui suit.
IX) Jean se marie ca 1637 à Marie SALOMON. Ce sont les derniers de cette lignée à habiter Mons. En effet, à cette époque, les Espagnols qui ont annexé le Hainaut ne sont pas tendres avec ses habitants. Les MALAPERT luttent farouchement contre eux. Deux d’entre eux seront décapités. D’autres partent se réfugier à Valenciennes ou en Picardie, et surtout en Poitou. Ce sont eux que nous allons suivre. Jean a 5 fils et 1 fille. 4 de ses fils vont partir en France – dont Mathieu qui suit – déguisés en vagabonds. Ils échoueront à l’abbaye de Charroux. « On peut constater leur établissement à Charroux vers la fin du XVIIème siècle où la rigueur des temps les obligèrent à faire du commerce pour vivre et à épouser des filles du pays. L’un se nommait Mathieu, sire « du Mont » (probablement déformation de « de Mons »). J’ai depuis sa filiation jusqu’à votre serviteur », extrait d’une lettre d’un MALAPERT-DUMONT interné en 1870 en Belgique. Trouvant des armoiries, des portraits, des inscriptions tombales, il s’applique à reconstituer l’arbre généalogique des MALAPERT. Cette lettre était adressée à Gustave MALAPERT, propriétaire à Bel-Air, commune de Charroux.
C’est ici que diffèrent les généalogies MALAPERT. Certains descendants actuels se sont référés au travail de Jules A. MALAPERT-DUMONT que le dictionnaire des familles du Poitou de BAUCHET-FILLON – qui a consacré 6 pages aux MALAPERT – qualifie d’auteur fantaisiste sous la signature de M. GRANDMAISON. Personnellement, j’ai fait des recherches dans la série E des archives de Charroux, source qui me paraît plus fiable et c’est sur elle que je me suis appuyée. Ai-je raison ?
X) Mathieu est né en 1647 et mort le 12/07/1702 à Charroux. Ce décès est le 2ème acte concernant un MALAPERT à Charroux (je n’ai pas pu cibler le 1er).L’état civil de cette commune étant bien conservé, cela devient facile de suivre cette famille. Il épouse Jeanne DAVID. D’où 3 garçons dont François, chirurgien, Pierre qui suit et 2 filles.
XI) Pierre est né en 1679 et mort le 14/05/1729. Il épouse le 23/01/1704 à Charroux Suzanne MORICHEAU fa de Etienne, sergetier, et de Jeanne BABY. Pierre prend le titre de « Seigneur de Mont ». Il est gantier puis marchand. D’où 4 garçons dont Pierre alias François, chirurgien, et Etienne qui suit et 1 fille.
XII) Etienne (1704-1740) épouse le 11/02/1726 Catherine MACHET fa de Pierre et Elisabeth DESOUHAUD. Les MACHET sont une famille de notaires. Leurs descendants deviendront MACHET de LA MARTINIERE (cf les éditions de ce nom).D’où Pierre qui suit, Catherine et probablement un autre fils.
XIII) Pierre a obtenu une dispense de consanguinité pour son mariage le 22/05/1750 à Charroux avec Catherine BELLAUD fa de Bernard – également notaire – et Catherine COUILLEBEAU. Pourquoi cette dispense ??? Peut-être un adhérent du Poitou pourrait-il me faire cette recherche ? Merci. D’où Valérie-Catherine qui épouse son cousin germain J. François dit MALAPERT le Diable, c’est pour cela que je subodore que Etienne (XII) a eu un autre fils et Pierre qui suit.
XIV) Pierre dit de la Belle Croix (1753-1836) va chercher sa femme à Rochefort. Que d’efforts pour retrouver celle-ci ! Je ne sais toujours pas où ils se sont mariés. M. Françoise CUSENT est née à Brest, fa de Victor et Marie-Louise CARREUR. Victor est garde chiourme et déménage à Rochefort lorsque le bagne s’y ouvre. J’ose espérer qu’il n’était pas aussi cruel que la plupart des gardes chiourme. J’ai retrouvé ses fiches de paye et celles de ses 2 fils au Service Historique de Rochefort. Le père de Victor était garde chiourme sur les galères royales à Marseille et son grand’père sur les galères de Gênes (Italie).Pierre est dit bourgeois de Charroux en 1787 et adjoint au maire en 1811. D’où 8 enfants dont 4 garçons sans descendance et 1 fille Estelle qui suit.
XV) Estelle (1793-1867) épousera Narcisse SERPH à Civray. L’histoire de la famille se poursuivra dans cette ville. Estelle est mon arrière-arrière grand’mère.
A cette époque (1860-65) un MALAPERT, pharmacien à Poitiers, assistant à un congrès à Anvers visita une pharmacie à Mons. La municipalité, alertée, fut intéressée par la similitude du nom de cette famille disparue dont le souvenir était resté vivace et l’accueillit comme un enfant retrouvé. Le pharmacien offrit sa canne au musée historique que la ville de Mons entretenait.

Voilà donc 15 générations de MALAPERT, famille somme toute assez classique, présentant comme toutes vos familles des montées et des descentes dans l’échelle sociale. Si j’ai trouvé un roi – Louis VI le Gros – en remontant le temps, je n’ai pas trouvé le pendu comme le prétendait Voltaire !

Il me reste à remercier Pierre et Jacqueline Monier – anciens adhérents de la France généalogique – pour toutes leurs recherches à Mons, mes cousins PERIVIER à Civray, Simone Gauthier et Rémy Rousselle à Paris qui ont fouillé leur mémoire et leurs archives.
D’autres sources : bien sûr le BAUCHET-FILLON, 2 fascicules des « Sources Généalogiques du Nord », le livre des frères DEBEHAUT (déjà mentionné).


Serge Picault félicite et remercie Madame Poincaré pour ce très intéressant exposé. Nous faisons de même. Après quelques commentaires et quelques échanges avec cette dame, nous nous quittons en nous souhaitons de très bonnes fêtes de fin d’année.

Prochaine réunion le 17 février 2007, même lieu, même heure.

Pierrette GILARD CGP 1548


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