|
||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||
| |
|||||||||||||||||||||
|
|
|
| |
||
|
|
|||
| |
||||
|
|
|||
| |
||||
|
|
||
| |
|||
|
|
|||
| |
||||
|
|
|||||
| |
||||||
Avant 16° siècle <===> 16°siècle <===> 17° siècle <===>18° siècle <===> 19°siècle <===>20° siècle
|
Années |
Climat en France |
Epidémies et famines en France |
Témoignages en Poitou |
|
1700 |
|
|
|
|
1701 |
|
|
|
|
1702 |
Avril - Vignes gelées entre Seine et Loire, dans le
sud-est et le nord de la France. |
|
|
|
1703 |
Février - Chaleur dans le nord de la France. Juin -
Pluies abondantes entre Seine et Loire et dans l'ouest de la France. |
|
Le 27/10/1703,
sur les 5 h du matin, un furieux ouragan s'annonce par un terrible coup de
tonnerre, suivi d'un tourbillon, qui cause beaucoup de dommages dans la ville
de La Rochelle, surtout à la campagne, dans les paroisses d'Aytré, de La
Jarne et à Chassagné. Ce tourbillon, qui, dans sa marche, occupait un espace
de 50 pas,renversa des maisons, quantités d'arbres et tout ce qui se trouva
sur son passage. |
|
1704 |
Avril et Mai - Vignes gelées entre Seine et Loire.et
dans l’Est de la France. Été rude. |
Des années de canicule 1704-1705-1706, 1718-1719 et
1779 ; ces trois coups de grosse chaleur ont provoqué des dysenteries
(baisse de la nappe phréatique bis !, eaux pourries dans les rivières,
donc infections, etc.). En 1704-1706, cela donne 200 000 morts de plus en trois
ans ; en 1719, 450 000 morts supplémentaires en un an, dont beaucoup de
bébés et de petits enfants |
11 Mars 1704 -
15 h - séisme avec épicentre présumé : Ligueil (37) , magnitude : ? |
|
1705 |
Mai - Vignes gelées entre Seine et Loire, dans le
centre et dans le nord de la France. Juillet - Caniculaire dans le sud-est de
la France. |
|
|
|
1706 |
Janvier - Neiges abondantes dans l'est de la France.
Juin - Grêle violente dans le sud-ouest de la France. |
Dysenterie en Anjou. |
|
|
1707 |
Juillet - Caniculaire entre Seine et Loire, dans
l'ouest et le nord de la France. Octobre - Inondations entre Seine et Loire. |
|
|
|
1708 |
Mai - Vignes gelées entre Seine et Loire et dans le
nord de la France. Octobre - Neiges abondantes dans l'ouest et le nord de la
France. |
|
13 Mars 1708 - 5 h - séisme avec épicentre
présumé : Loudun (86) , magnitude : ? |
|
1709 |
Le lundi 7 janvier 1709, lit-on dans une chronique de
l'époque, commença une gelée qui fut ce jour-là la plus rude et la plus
difficile à souffrir : elle dura jusqu'au 3 ou 4 février. Pendant ce
temps là, il vint de la neige d'environ un demi-pied de haut : cette
neige était fort fine et se fondait difficilement. Quelques jours après
qu'elle fût tombée, il fit un vent fort froid d'entre bise et galerne
(c'est-à-dire d'entre N et NW) qui la ramassa sur les lieux bas, ils
découvrirent les blés qui gelèrent presque tous. Les céréales manquèrent, en
effet, dans la plus grande partie de la France, et il n'y eu guère qu'en Normandie,
dans le Perche et sur les côtes de Bretagne qu'on pût juste récolter la
quantité de grain nécessaire pour assurer les semences , aussi dans la région
parisienne le prix du pain atteignit-il, en juin 1709, 35 sous les neuf
livres au lieu de 7 sous, prix ordinaire. De nombreux arbres furent gelés
jusqu'à l'aubier, et la vigne disparut de plusieurs régions de la France. Du
10 au 21 janvier, la température sous abri se maintint à Paris aux environs
de -20°, avec des minima absolus de -23.1° les 13 et 14 janvier , le 11, le
thermomètre s'abaissa jusqu'à -16.1° à Montpellier et -17.5° à Marseille.
L'hiver de 1709 fit ressentir ses effet sur une grande partie de l'Europe.
L'Ebre, la Garonne, le Rhône et la Meuse gelés, mais la Seine resta libre ,
au début d'avril, la Baltique était encore couverte de glaces. Aux dires de
Réaumur et de Lavoisier, on n'avait jamais encore observé en France de froids
aussi rigoureux que ceux de 1709. |
C’est l’hiver le plus froid qu’on ait connu en Europe
depuis 1500, depuis cinq siècles, humainement un peu moins rude que 1693 (600
000 morts seulement, dans la foulée, en 1709-1710) ; d’une part des gens
sont morts de froid en janvier-février, mais surtout les semailles sont tuées
si je puis dire dans l’œuf. D’où famine en 1709-1710, même si l’on a re-semé
de l’orge au printemps 1709, ce qui permet malgré tout à la majorité des gens
de survivre. Il y a néanmoins 600 000 décès supplémentaires en France suite à
cet hiver de 1709, ce qui ferait aujourd’hui 1 800 000 morts, c’est-à-dire en
un an et demi plus que la guerre de 1914-18 en quatre ans. |
MONTREUIL-BONNIN : Depuis plus de cinquante ans on
avait pas vu une si terrible gelée que cette année 1709, qui commença le jour
des roys, qui a endommagé les fruits de la terre, qui dura longtemps, qui a
fait presque mourir tous les noyers, qui faisoit fendre les arbres, mourir
les oyseaux, geler les bleds, froments et seigles et autre belds d'hiver. Il
n'y eut que des bleds d'été, sçavoir baillarge et avoine , toutes les denrées
enchérirent à un prix excessif. L'année suivant il y eut bien des misères qui
feront trembler les siècle à venir. Cette gelée dura plus d'un mois , ce qui
fit un grand tors, ce fut un petit dégel et un regel le lendemain. Toute la nature
en fut étonnée...... les vignes se sont remises, et beaucoup d'autres choses,
mais pour les noyers, on sera 100 ans à réparer cette perte. Il y eut des
maladies étranges, tant cette année que la suivante, et il y en eut qui
mourrurent de faim. Dieu nous préserve de semblables misères à l'avenir. |
|
1710 |
Mai - Vignes gelées entre Seine et Loire, dans le
sud-ouest et le nord de la France , pluies abondantes dans le Centre.
Novembre - Inondations entre Seine et Loire, dans l'est et l'ouest de la
France. |
Famine due à l'hiver rigoureux. |
19 mars, CHARROUX : fut enterré une jeune fille qu'on
croyait estre du costé de nanteuil, asgée de 15 ans environ, morte à
Châteauneuf chez le nommé Brandard. Il est mort trois autres personnes qu'on
a pas pus trouver qui voulussent les apporter icy : la première une femme qui
fut enterrée à la Croix de Rochemeaux, trouvée morte dans une roche (une
grotte) près de là , le second fut un homme asgé d'environ trante cinq ans
qu'on croyait estre du costé d'Espenède, trouvé mort à St-Laurent dans le
chemin et a esté enterré dans ledit cimetière , et le troisième estoit un
jeune homme asgé de dix huict ans ou environ trouvé mort dans le chemin de
Rochemeaux et chez Dinet près le poteau et y a esté enterré. Pendant l'hiver
1709-1710, il est mort un très grand nombre de mendiants qui venaient à
Charroux pour les aumônes qui y étaient faites. Ils étaient généralement
enterrés dans le cimetière des étrangers. .../... Icy finy l'année 1710 qui a
esté fort rude à passer aux pauvres, le bled ayant esté fort cher jusques
après la récolte, de telle sorte que le froment a vallu plus de cent sols et
le reste des grains à proportion. Mais le vin a esté à un prix excessif, ne
s'estant point presque cueilly de vin, à cause d'une gelée qui arriva la nuit
du dernier d'avril au premier may et continua dans la matinée. Le bled fut pourtant
conserver par la miséricorde de Dieu et le prix fut fort modéré sur la fin de
l'année et le fromant n'a vallu que trante huit sols à la St-Michel et trante
quatre ou trante trois à la fin de l'année et le reste à proportion. Mais le
vin du païs a vallu jusques à vingt escus la barique. Dieu en donne de plus
heureuse, car les susides ont esté à excès. |
|
1711 |
Janvier - Neiges abondantes dans l'est de la France.
Février - Inondations partout en France. Décembre - Inondations entre Seine
et Loire et dans l'ouest de la France. |
|
6 octobre : séisme décrit dans les actes de
Verrue : |
|
1712 |
Juin - Inondations entre Seine et Loire et dans le
sud-ouest de la France , grêle violente dans le Centre. Juillet et août -
Rudes , grêles violentes dans le sud-ouest de la France |
|
|
|
1713 |
Avril - Glacial entre Seine et Loire et dans le nord de
la France , vignes gelées dans le Nord. Juin - Vignes gelées dans le centre
de la France. Juillet et août - Pluies abondantes dans l'ouest de la France |
|
LINAZAY : Cette année, les bleds ont estés aussi cher
que l'année de la grande gelée , et les pauvres ont esté dans la plus grande
misère. Dieu nous préserve à l'avenir d'un fléau semblable. |
|
1714 |
|
|
|
|
1715 |
Mai - Vignes gelées entre Seine et Loire. Hiver froid
et très neigeux du 20 décembre 1715 au 31 janvier 1716. A Paris, |
|
11 Mai 1715 - 23 h - séisme avec épicentre
présumé : Verrue (86) , magnitude : ? |
|
1716 |
-20° le 22 janvier. En Savoie la neige avait 20 pieds
d'épaisseur : il en était de même en Alsace. Février - Glacial dans
l'est de la France , neiges abondantes dans l'est et le nord de la France ,
inondations dans l'Ouest. |
|
10 août 1716 POITIERS: La grande sécheresse qui
continue depuis six mois ou environ a brûlé généralement toutes les légumes,
les foins et pascages, en sorte qu'il ne s'est recueilly aucuns foins dans
les prés haults, qu'il ne s'en est recueilly que très peu dans les prés bas
et qu'il n'y a point en de seconde herbe. (côte C652) |
|
1717 |
Avril - Vignes gelées entre Seine et Loire et dans le
nord de la France. Eté rude |
|
1er août SMARVES aujourd'hui a esté inhumé dans le
cimetière Anne Duplanty, âgé de 60 ans, femme du surnommé Goulle-Noire, de la
paroisse saint-Martiel de Montmorillon, étouffée par la grande chaleur en
métivant dans les champs |
|
1718 |
Été rude. |
|
|
|
1719 |
Mars - Sec dans le nord de la France. Avril - Vignes
gelées entre Seine et Loire, dans le sud-ouest et l'ouest de la France. Mai
et juin - Sécheresse et chaleur partout en France (sauf dans le Sud). Juillet
et août - Sécheresse et chaleur entre Seine et Loire, dans l'est, l'ouest et
le nord de la France. Septembre - Sécheresse entre Seine et Loire, dans
l'ouest et le nord de la France. |
Épidémie de dysenterie dans le val-de-Loire. |
CHARROUX .... une sècheresse extraordinaire. Il n'a
presque pas tombé de pluye pendant le printemps et l'esté... |
|
1720 |
|
Épidémie de peste noire. |
17 juillet 1720 POITIERS La récolte des froments et des
seigles a été abondante, il y a aussi apparence d'avoir beaucoup de vin, mais
on en laissera perdre par suite du manque des fûts, ceux-ci coûtant
d'habitude 50 sous sont montés à 13 ou 14 livres, il y a eu beaucoup
d'inondations, les frais de récolte ont été exorbitants, les journaliers
ayant gagné 20 à 25 sous par jour, non compris leur nourriture, au lieu de 7
à 8 sous, il y a quantité de métairies vacantes par suite du grand nombre de
chefs de famille qui moururent l'année précédente, les froments vieux sont
remplis de charançons.(côte C656) |
|
1721 |
|
Épidémie de peste en Provence (40 000 morts à Marseille
et 80 000 dans l'arrière-pays provençal). |
|
|
1722 |
|
|
17 juillet 1722 POITIERS : Il n'y aura presque point de
fruits arbrins, il y aura très peu de seigle et à peine pour retourner en
terre, les froments sont très gâtés par les pluies fréquentes et les herbes y
sont accrues, les avoines et autres menus blés seront bons, on ne récoltera
que le quart du vin des années communes, les frais des récoltes sont
exorbitants, ce qui ruinera les laboureurs, lesquels, suivant l'usage
ordinaire, donnent dans une partie de cette élection la moitié de tous les
fruits qu'ils recueillent en fournissant les semences par moitié, et dans
l'autre partie le tiers des fruits francs de toutes charges tels que couper,
battre, nettoyer et conduire dans les greniers.(côte C658) |
|
1723 |
Été caniculaire. |
|
1723 - JAULNAY L'année 1723 a esté si sèche, qu'on en
a. jamais vu d'âge d'homme une semblable. Elle a pourtant esté assé abondante
en bled et en vin. Les vins ont été furieux par leur force, surtout dans les
commencements. Le bled a toujours esté cher, tout à .cause que l'argent est
fort hault qu'à cause que les deux années précédentes il s'en était peu
coeuilly. Nous avons été processionnellement cette année à la Visitation à
Poitiers, pour demander au Sacré-Coeur de Jésus la pluye qui nous était si
nécessaire dans cette sécheresse affreuse. |
|
1724 |
|
|
22 août 1724 POITIERS : Il s'est recueilli très peu de
blé et surtout de froment, il n'y a pas plus d'un quart au-dessus de la
semence, ce qui fait que le boisseau du poids de vingt livres vaut 37 sous au
lieu de 15 sous qu'il se vend les années communes, les petits blés paraissent
fort beaux, il s'est recueilli suffisamment de foin, mais la cherté des foins
de l'année précédente a occasionné une grande mortalité sur les bestiaux, il
y a à présumer une abondante récolte de vin, huit paroisses ont été
entièrement grêlées et quelques unes inondées. (côte C660) |
|
1725 |
|
Famine en Normandie, on vit d'herbe des champs. |
10 juillet 1725 POITIERS : Il y aura un tiers de
froment de plus que l'année précédente, et il y en aurait eu beaucoup plus
sans les grandes pluies et les fraîcheurs qui les ont fait brouer, les blés
n'étant pas encore sciés, il n'est pas aisé de juger de leur qualité, les
seigles ayant été gâtés par les herbes, il n'y en aura pas plus que l'année
précédente, il y aura près du double d'avoine et de drogées, et autant de
foin, point de fruits arbrins, presque point de légumes et peu de chanvres,
le gros bétail n'a point souffert, mais il ya eu en plusieurs endroits de la
mortalité sur les moutons et brebis, il y aura moins de vin que l'année
précedente, les bestiaux ont diminué d'un tiers.(côte C661) |
|
1726 |
Été caniculaire. |
Famine. |
16 juillet 1726 POITIERS : les pluies considérables
survenues pendant l'emblavaison ont empêché la culture d'une partie des
terres, il n'y aura pas la moitié du froment récolté l'année précédente, il
n'y aura qu'un tiers du métail, les loches ayant mangé, lors de la levée,
presque tous les seigles, il y aura moins de vin que l'année précédente, qui
cependant ne donna que moitié d'une année commune, les fèves, jarousses, pois
et fèves ont manqué, ainsi que les fruits arbrins, à l'exception des cerises
et des noix, plusieurs paroisses ont souffert de la grêle et quarante sept
ont été inondées. (côte C662) |
|
1727 |
|
|
29 juillet 1727 POITIERS : Il y aura un quart de
froment et de méteil, de baillarge, d'avoine, de vesces et de jarousses de
plus que l'année précédente qui était une année commune, il y aura moitié
plus de seigle et autant d'orge, les prés haut n'ont pas donné la moitié
d'une année commune et les prés bas plus d'un quart, par suite des
inondations, il y aura des pommes, mais peu de poires et de fruits à noyau,
moitié moins de noix que l'année précédente et très peu de vin rouge, le
sprix des bestiaux sont tombés très bas, soixante-douze paroisses ont été
grêlées ou mondées. (côte C663) |
|
1728 |
Hiver long et rude, en particulier du 24 décembre 1728
au 22 janvier 1729 |
|
|
|
1729 |
du début mars à la mi-avril. En Poitou, l'encre gelait
dans les plumes, même dans les pièces chauffées. En Provence, les oliviers
périrent. A Paris, le thermomètre s'abaissa jusqu'à -15°. Le mois d'avril fut
marqué par de fortes chutes de neige. Eté caniculaire. |
1729 - 1733: La première vague de l'épidémie frappa la
France d'est en ouest à la fin de l'automne 1729, touchant le pays entier en
environ 1 mois. |
CHARROUX : cette année a commencé par une grande
abondance de neige suivi d'un froid excessif semblable a celui de 1709 |
|
1730 |
|
|
|
|
1731 |
Été caniculaire. |
|
|
|
1732 |
|
|
|
|
1733 |
|
|
|
|
1734 |
|
|
4 juillet, LATILLE : sépulture de Jean Moreau,
laboureur, lequel a esté trouvé au pied de la tour du moulin à vent de la
plaine de la Croix-Carrée, empoisonné par la fumée du feu du ciel qui a tombé
sur ledit moulin le trois dudit mois, environ les trois heures après midy. |
|
1735 |
|
|
10 juin, AYRON : sur les dix heures du soir il vint un
vimère et gresle grosse comme des oeufs d'oye qui ruina tous les bleds de
cette paroisse d'Ayron ou du moins la moitié et entièrement les vignes tant
du bourg et paroisse de Maillé. Et à plusieurs reprises et fois il y a eu
plus de soixante ou quatre vingt paroisse dans la France entièrement ruinées
de la mesme manière et mesme vimère, et au mois d'octobre suivant, temps de
la confection des rolles de la taille. Maillé a eu cinquante escus de
diminution de taille. |
|
1736 |
Été caniculaire. |
|
|
|
1737 |
|
|
LIGUGE Les pluyes furent si abondantes et si
continuelles qu’on perdit beaucoup de foin et de bleds, au mois d’aouts le
bled fut jusqu’à 28 d, le pain de sa fleur 20 et 22d |
|
1738 |
|
|
LIGUGE Le 3 may 1738, les eaux inondèrent tous les prés
dicy il en tomba toute la nuit de durant et pendant tout le jour |
|
1739 |
Hiver glacial Le nom d'année du grand hiver est devenu
propre à 1709, écrivait Réaumur dans les Mémoires de l'Académie des Sciences
, celui de l'année du long hiver est dû à aussi bon titre à 1740. En France
la saison froide dura du mois d'octobre 1739 jusqu'à mars 1740 , à Paris on
compta pendant ce temps 75 jours de gelées dont 22 consécutifs. |
Famine en Touraine, les hommes mangent de l'herbe. |
LIGUGE Le 24 mars, jour du vendredi et 1739 il tomba de
la neige de quatre doigt depuis et pendant toute la lune. Il gela tous les
matins , |
|
1740 |
1740, une année très rude, quatre saisons froides et
disette, un peu comme en 1481 et 1565. Les gelées de 1740 furent moins
rigoureuses que celles de 1709, mais la neige tomba en beaucoup plus
grande abondance en janvier et février. Grâce à
cette dernière circonstance, les blés se
trouvèrent protégés et au début de juin ils
présentaient une magnifique apparence. Malheureusement la
récolte fut compromise par les froids pluvieux de
l'été 1740, qui présenta une température si
basse qu'on put écrire que dans la région parisienne il
avait gelé en 1740 pendant tous les mois de l'année. |
Famine dans les régions atlantiques et le quart sud-est
du pays , misère affreuse , pain d'orge et d'avoine pour unique nourriture.
Une épidémie de bronchite fait également de nombreuses victimes. |
1740 - POSAY LE VIEIL Cette année 1740 a été une des
plus fascheuses qu'on ait vu il y a longtemps, soit par les gelées qui ont
dominé le printemps et l'automne, gelé les bleds et les vins, soit par les
maladies et la mortalité qui ont régne dans presque tout le royaume, soit
enfin par une inondation presque universelle et sans exemples, de toutes les
rivières qui au mois de décembre ont renversé nombre de ponts, moulins,
maisons et désolé toutes les terres de leurs voisinages. |
|
1741 |
Été caniculaire. Hiver glacial. |
|
22 Avril 1741 -
6 h 30 min - séisme avec épicentre présumé : Poitiers (86) , magnitude :
? |
|
1742 |
Été caniculaire. |
|
|
|
1743 |
Été caniculaire. |
|
|
|
1744 |
|
|
|
|
1745 |
|
|
|
|
1746 |
|
|
|
|
1747 |
|
Famine dans le Lyonnais, la vallée de la Garonne et le
Haut-Languedoc. |
Gel en janvier - Inondations en février, attesté à
BUXEROLLES, MARIGNY CHEMEREAU et la CHAPELLE MOULIERE - Mars : froid et neige
- Du 25 may au 22 juin : pluies continuelles. |
|
1748 |
|
|
1748 - Hiver froid - Attesté à la CHAPELLE MOULIERE et
LEUGNY |
|
1749 |
|
|
11 Octobre 1749
- 19 h 8 min - séisme avec épicentre présumé : Châtellerault (86) ,
magnitude : ? |
|
1750 |
|
Famine. |
1750 - 1751 - LA
CHAPELLE MOULIERE Depuis le jour de la Toussaints 1750, jusqu'au jour de la
Pentecôte 1751 il tomba toujours de l'eau, avec des vents et des orages
continuels. A peine sema-t-on les bleds... |
|
1751 |
Été caniculaire. |
|
|
|
1752 |
|
Famine. |
|
|
1753 |
|
|
|
|
1754 |
|
|
|
|
1755 |
|
|
|
|
1756 |
|
|
ROMAGNE : Cette année il est tombé le 16 juin une
quantité extraordinaire de gresle et d'une grosseur si prodigieuse qu'elle a
tué du gros bétail dans les champs, estropié plusieurs personnes, malgré les
précautions qu'elles ont prises pour s'en garentir. Les bleds, les vignes et
les arbres ont été écrasés. Il n'a pas resté de thuile sur les maisons, les
grains de gresle pesoient jusqu'à deux à trois livres les aïant réduit en
poussière. Il n'a pas échapé un seul épi de bled dans les endroits où elle a
tombé, et elle a fait un tel ravage qu'il est au-dessus de toute expression.
Cette paroisse, qui n'avoit rien souffert de cette première gresle, en fut
fort endomagée le 16 aoust de la même année. Le vin et les chastaignes ont
été entièrement perdus. |
|
1757 |
Été caniculaire. |
|
|
|
1758 |
|
|
05 septembre 1758 POITIERS : La récolte du froment
n'est que du tiers d'une année commune, celle du seigle de moitié, attendu
que les pluies en ont beaucoup gâté, les vessereaux et jarousses ont
totalement manqué, il ne s'est recueilli que le double de la semence de
l'orge, qui est de mauvaise qualité et de graines de mars comme baillarge et
avoine, le produit des chanvres et lin n'est que de moitié, il y a des
châtaignes et des glands, mais il n'y a qu'un vingtième de la récolte
ordinaire du vin, les vignes ayant toutes gelé, il n'y a eu d'autres fruits que
quelques pommes et l'on n'a eu qu'un huitième des légumes et racines, les
prés n'ont rendu que moitié du foin d'ordinaire, le commerce des bestiaux est
totalement tombé par suite du défaut de fourrages, toutefois le menu bétail
est en assez bon état, les 'ras' de lusignan sont tombés et n'ont plus la
même faveur parce qu'on se sert de toile coton pour la doublure des
vêtements.(côte C680) |
|
1759 |
Été caniculaire. En 1759, il apparut une brillante
comète qu'on dit être la même qui parut en 1682, dont la rapidité avait été
calculée par Newton. |
|
|
|
1760 |
Été caniculaire. |
|
12 août 1760 POITIERS : La récolte de froment n'est que
du tiers d'une année commune, celle de la baillarge et de l'avoine qui ont
été pressés à la montée par les grandes sécheresses n'est que du quart, le
seigle a produit une année commune, mais les vessereaux et jarousses ont
totalement manqué, il en est de même des lins et chanvres, il n'y a point
d'espérance de glands et très peu de châtaignes, les vignes promettent une année
commune ainsi que les fruits arbrins, il n'est pas venu de pois, fèves ou
autres légumes, le commerce des bestiaux a totalement manqué par suite du
défaut de fourrages, et il est fort à craindre qu'on ne puisse faire
subsister les animaux pendant l'hiver, la grande sécheresse a beaucoup
fatigué le menu bétail, les deux tiers des bêtes à laines sont mortes ainsi
que tous les agneaux. (côte C681) |
|
1761 |
Été caniculaire. |
|
|
|
1762 |
Été caniculaire. |
|
|
|
1763 |
|
|
22 juillet, ROMAGNE : le tonnerre a tombé sur la pointe
du clocher, a percé la voûte et tellement endomagé un des piliers du choeur,
qu'on a été obligé de faire démolir toute la voûte du choeur. Le clocher
étoit tout bâti en pierre et assez élevé. Il avait été rasé anciennement
parce qu'il ne menaçoit ruine. On avoit fait des piliers en dehors pour le
soutenir, mais la masse étoit si pesante, qu'il étoit prêt de s'écrouler , et
le tonnerre n'a avance sa ruine que de deux ans tout au plus. On a commencé à
démolir le dix neuf septembre de cette année et l'on a pris dès le fondement
du côté des cimetières. M. Servant, entrepreneur de Poitiers, s'est chargé de
le faire rebâtir pour la somme de onze cent soixante quatre livres. On y
travaille encore actuellement 7 janvier 1764 |
|
1764 |
Été caniculaire. Novembre - Crue de la Seine en
Seine-et-Marne. |
|
|
|
1765 |
Été caniculaire. |
|
|
|
1766 |
Été caniculaire. |
|
MARNAY : L'hyver de l'an 1766 a été si long, le froid
si excessif, que plusieurs l'on comparé à celuy de 1709 , beaucoup de blé a
gelé, on a veu des arbres divisés en deux. Le 19 avril, jour de Pasques, il y
a au une une gelée considérable, qui a emporté les fruits de toutes espèces,
ruiné les vignes |
|
1767 |
|
|
ANGLIERS, le curé Roulet écrivait à la fin du registre
de 1767 : Cette année 1767 a été stérile en toutes sortes de fruits hauts, en
vin, lequel a eu peu de qualité, en foin, et on n'a pas même fait faucher la
majeure partie des prés, et la sécheresse a été si grande, et si universelle,
que les eaux ont presque toutes taries, jusqu'à celles même des puits, mais elle
a été passable pour les blés. |
|
1768 |
|
|
ANGLIERS : Le premier de l'an 1768, dixième jour d'un
froid violent et de gelées excessives, sur les quatre heures et demie du soir
le froid cessa un peu, et sur les cinq heures et demie aussi du soir, il fit
tout à coup plusieurs éclairs suivis de plusieurs coups de tonnerre et une
abondance d'eau pendant plusieurs heures, et ensuite il a fait jusqu'au
lendemain des rois, une gelée si rude, accompagnée d'un vent si subtil et si
froid, que l'on avait bien de la peine à paraître dehors, et le sept,
lendemain des rois, il a fait un givre, et un verglas si grand, qu'on ne
pouvait presque pas se tenir debout. |
|
1769 |
|
Famine. |
MARNAY : Evènement en la présente année : la moisson
étant ouverte, les orges et les seigles coupés et liés en javelle, une grêle
monstrueuse les battit entièrement sur les champs , il n'en resta pas la
cinquième partie dans les épis , la paille en devint hors d'usage et la terre
étoit entièrement couverte de grains. Le premier accident, qui commença par
Boismorin, prit son arrondissement du costé de Frabeuf, et couvrit avec la
même égalité de domagez toute cette partie de la paroisse jusqu'à Moydèle et
causa un domage considérable au froment qui commensoit à mûrir. Quinze jours
après, le mêm incident repris, depuis Audbertières, Moydèle, le Pin, et
battit en ruine toute la moisson hacha les pailles, que l'eau renferma dans
la terre avec les grains, dans tous les champs de cette autre partie de la
paroisse jusqu'à Reigners. La récolte de cette année, qui sembloit devoir
être assez abondante, se réduisit au sixième de ce qu'elle promettoit avant
d'avoir essuyé cette grêle , il n'y eut d'exception dans un malheur si
général, et cependant particulier à cette paroisse, que pour le bourg et pour
les météries circonvoisines dudit lieu. Visitte fut ordonnée et faitte par le
président en l'élection de Poitiers, qui constata la perte et vérifié ainsy
qu'on l'a rapporté , les besoins de l'Etat firent qu'on n'eut point égard à
la diminution sur les tailles, dont la demmende étoit des plus conséquentes |
|
1770 |
Le Loing déborde en Seine-et-Marne. |
Famine. |
6 septembre 1770 POITIERS : La récolte du froment est
d'une bonne année commune et de bonne qualité, celle du seigle n'est que des
deux tiers, les vers ayant rongé les feuilles, on a été obligé de les défaire
et de semer à leur place des grains qui n'ont pas réussi, celle des orges
n'est que de moitié ainsi que celle des bles de mars, qui ont été fatigués
par les fraîcheurs du printemps, les avoines n'ont donné que les trois quarts
d'année commune, les vesces, vescereaux, une année commune, ainsi que la
récolte des foins des prés hauts, celle des prés bas n'est que des deux tiers
à cause du débordement des eaux et des fraîcheurs au printemps, les fruits
arbrins ont totalement manqué, les noyers peuvent donner les deux tiers d'une
année commune, les lins et chanvres, moitié, et les fèves et haricots, le
tiers, les vignes ont manqué depuis trois ans, si bien qu'on a été obligé
d'en arracher plus du tiers et ce qui reste ne promet pas le vingtième d'une
récolte d'année ordinaire les bestiaux étant fort chers, le commerce s'est
beaucoup ralenti, celui des étoffes est totalement tombé depuis plusieurs
années. (côte C691) |
|
1771 |
|
|
|
|
1772 |
Été caniculaire. |
Épidémie de variole, de grippe et de typhoïde,
notamment en Bretagne intérieure. |
9 Janvier 1772 - 7 h – 9h - séisme avec épicentre
présumé : Parthenay (79) , magnitude : 7,5 |
|
1773 |
Été caniculaire. |
Épidémie de variole, de grippe et de typhoïde,
notamment en Bretagne intérieure. |
|
|
1774 |
|
|
06 septembre 1774 POITIERS : La récolte de froment ne
va qu'au tiers du produit d'une année commune ainsi que celle de l'orge,
celle du seigle va à peine au quart et celle des avoines d'hiver aux deux
tiers, ainsi que celle des vesces, vescereaux et autres grains ronds, les
fèves, pois et haricots ont à peine produit un huitième d'année commune, la
récolte des foins peut-être évaluée aux deux tiers d'une année commune, les regains
ayant manqué, celle des noyers à peu près à moitié et celle des autres fruits
arbrins au tiers, celle des vignes ne peut être comptée que pour moitié, la
quantité est considérable par rapport aux grains, mais elle est aussi chère
que l'année précédente, le commerce du bétail et celui des étoffes sont dans
un complet discrédit. (côte C695) |
|
1775 |
Hiver glacial Très rude dans le Nord, cette saison ne
présenta par contre aucune anomalie remarquable dans le Centre et le Midi.
D'après la description d'un contemporain, l'embouchure de la Seine sur une
largeur de plus de 8000 mètres, se montra, dès le 29 janvier 1776 et les
jours suivants, toute couverte de glaces, ainsi que cette partie de la mer
comprise entre la baie de Caen et et le Cap de la Hève, en sorte que du
Havre, la mer paraissait couverte de glace jusqu'à l'horizon , cette glace
était rompue par le flux et le reflux, ce qui donnait à notre mer l'apparence
de la Baltique. Les fortes gelées commencèrent en France dans la nuit du 8 au
9 janvier et durèrent jusqu'au début de février. A Paris, la Seine fut
entièrement gelée du 25 janvier au 6 février. Le minimum absolu de
température atteignit -17.2° le 29 janvier à Paris et -22.5° à Nancy le 1er
février, mais la couche de neige, qui dépassait 4 pouces d'épaisseur, permit
à de nombreux végétaux de résister à ces gelées exceptionnelles. |
Famine. |
|
|
1776 |
|
|
30 Avril 1776 - 5 h 20 min - séisme avec
épicentre présumé : Jard sur Mer (85) , magnitude : 5,5 |
|
1777 |
|
|
le 3 juillet 1777, nous suivons l'ouragan dans le récit
des registres paroissiaux |
|
1778 |
Été caniculaire. |
|
MARNAY Il y eu la présente année une sécheresse si grande
que depuis de longues années on n'en avoit pas vu une pareille. La chaleur a
été excessive. Il y a eu malgré cecy du bled et du vin en assès bonne
quantité. Peu de fruit. |
|
1779 |
Été très chaud dans la France du Nord. |
Octobre - Épidémie de dysenterie dans la France du Nord
après un été très chaud. |
2 Novembre 1779
- 19 h 15 min - séisme avec épicentre présumé : Pamproux (79) ,
magnitude : ? |
|
1780 |
|
Pneumonie infectieuse dans l'Ouest. |
2 Mai 1780 - 3 h 20 min - séisme avec
épicentre présumé : Luçon (85) , magnitude : 6,5 |
|
1782 |
|
L'épidémie de grippe s'etendit d'est en ouest en
cercles concentriques à partir de l'hiver 1781/1782. |
SCORBE CLAIRVAUX Cette année, depuis le mois de
novembre, jusqu'à la fin de l'année et mène jusqu'au 9 de janvier 1782, nous
avons eu le plus beau temps, aussi doux qu'au printemps, et après 4 à 5 jours
de gelée assez forte, la douceur est revenue pendant le reste du mois.
Cependant, beaucoup d'eau et beaucoup de vent, grand vent ouragant à la fin
du mois et au commencement de février. Vers le milieu de ce mois, par un vent
nort, il a fait le froid le plus vif et un vent impétueux à ne pouvoir
résister, et qui a continué jusque vers la fin du mois. |
|
1783 |
Été caniculaire. |
Pneumonie infectieuse dans l'Ouest. |
1783 - Beaucoup de brouillard l'été. Attesté à SCORBE
CLAIRVAUX et POSAY LE VIEIL. |
|
1784 |
Été caniculaire. |
Pneumonie infectieuse dans l'Ouest. |
ASNOIS : L'hiver de mil sept cent quatre vingt quatre a
été un des plus rude. Il est mort à Paris et ailleurs un grand nombre de
personnes par le froid. Les neiges ont resté six semaines sur la terre et ont
conservés les bleds qui auroient gelés sans cela. |
|
1785 |
Été caniculaire. |
Famine. Pneumonie infectieuse dans l'Ouest. |
VIVONNE, paroisse St-Georges, cette année il a tombé de
la neige jusqu'au dimanche, jour de la Passion, en grande abondance et il y
en avoit encore à fondre après le dimanche de la Quasimodo. |
|
1786 |
|
|
1786 : Charroux – Civrav Le 28 du mois dernier, à
cinq heures du soir, les eaux de la Charente, montaient en 1/4 d'heure, si
extraodinairement, que les prairies furent inondées, les meuniers obligés de
déloger. Les habitants de Civray furent étonnés d'une augmentation si subite
et de voir les eaux si rouge et si épaissent, que la consternation et
l'effroi se murent dans tout Les esprits, on s'informa, on apprit que le même
jour, à 3 heures après midi, il avoit tomber dans la paroisse d'Anois, prés
de Charroux de la grêle de différente grosseur, si dure, si compacte,
qu'encore aujourd'hui il s'en trouvent beaucoup dans les granges et endroits
sombres. A cette grêle, qui épouvanta les habitants, succéda une pluie si
abondante, qu'on entendait router avec un fracas horrible des quartiers de
pierres, qui comblèrent les prairies, entainoient les haies, murs et
chaussées, ce torrent affreux creuse les coltines après de cinq pied de
profondeur. On ne voit prés de la Charente que précipices, chemin comblées,
communication interrompues, limage de cet épouvantable spectacle est
effroyable et la couleur, L'épaisseur et l'augmentation du débit, des eaux de
La Charente, jetta t'alarme jusqu'à Angoulême. IL est étonnant (...) que la
paroisse d'Anois éprouve tous les ans de pareille desastres, il semblerait
que l'orage et le tonnerre sont fait pour elle. |
|
1787 |
|
|
1787 – BONNES Cette année 1787 a été assez bonne en
bled, mais le vin n'a pas été abondant et a été de mauvaise qualité, accause
des pluyes presque continuelles pendant l'automne. On a eu assez de peine à
faire les emblavaisons. Cependant l'hyvert n'a pas été dur dans son
commencement. |
|
1788 |
Été caniculaire. Hiver glacial (la Seine gèle à Paris ,
56 jours de gelées consécutives de novembre à janvier). L'Europe entière
subit les rigueurs de ce remarquable hiver, principalement de la fin de
novembre 1788 à la mi-janvier 1789. A Paris, où la Seine resta gelée du 26
novembre au 20 janvier, on compta cinquante six jours de gelée consécutifs
avec un minimum absolu de -21.8° le 31 décembre 1788. Le Rhône fut pris à
Lyon, la Garonne à Toulouse, de même que le Rhin, la Tamise et le lac Léman.
La masse des glaces intercepta les communications entre Calais et Douvres et
les navires se trouvèrent bloqués dans les ports de la Manche : on
traversait à pied et à cheval le port d'Ostende. A Marseille, les bords du
bassin étaient couverts de glace. Au moment du dégel, les blés apparurent
très verts et très propres, car la neige qui avait été très abondante les
avait protégés et les mauvaises herbes s'étaient trouvées en grande partie détruites.
. |
Famine. |
L'hiver qui commença en 1788, fut si rigoureux, qu'on
en avait pas vu de pareil, depuis 80 ans. Dans la Saintonge et dans l'Aunis,
le cours des rivières fut enchainé par la glace et la navigation intérieure
partout interrompue. La Charente même, après avoir, pendant tout le mois de
décembre, charrié des glaçons si prodigieux qu'on craignit qu'ils
n'entrainâssent les vaisseaux à l'ancre, finit par se solidifier jusque dans
le voisinage de son embouchure, où elle présentait, au commencement de
janvier, une crôute de glace de 22 pouces d'épaisseur. Ce grand froid qui
avait commencé à la fin de novembre 1788 avait été si rigoureux que la mer
elle -même avait gelé. Le 8/01/1789, devant le bourg de La Flotte, elle était
prise jusqu'au delà du mouillage des plus forts navires. Dans la soirée de ce
jour, une brise du sud s'étant levé au moment où la mer baissait, un banc de
glace d'environ 3 lieues d'étendue s'ébranla avec fracas et entraina 40
bâtiments qui perdirent leurs ancres et furent jetés à la côte. Le dégel ne
se prononça complétement que le 13 janvier. Jamais la misère du peuple ne
s'était montrée sous un aspect aussi lamentable que dans cet hiver. |
|
1789 |
|
Graves disettes dans la plupart des régions après un
hiver très rigoureux. |
1789 - BONNES : Cette année 1789 à jamais mémorable par
les grands événements qui s'y sont passés à l'occasion des Etats Généraux qui
ne sont même pas encore terminés a la fin de cette année, a été des plus
tristes surtout pour les pauvres. Le bled a manqué presque partout... il n'y
a pas eu de vin et de mémoire d'homme on n'en a guère vu moins et de plus
mauvais. Tout cela est la suitte du grand hyvert qui n'a guère eu son
semblable. Il a gelé et perdu les vignes, les noyers sont presque tous morts
et il n'existe rien qui n'ait souffert de sa rigueur et de sa durée. Le
dégèle et débaclement des glaces sur notre rivière a causé le plus grand
dommage. Il n'a pas resté une écluse. Plusieurs moulins ont été ravagés. Les
arbres des rives coupés, déracinés ou au moins dépouillé de leur écorce. Les.
glaces se sont amoncelées sur les rivages a plus de huit pieds de hauteur...
Les bateaux des ports ont été fracassés... |
|
1790 |
Été caniculaire. |
|
I790 – BONNES l'été et l'automne ont été des plus secs.
Il y a longtemps qu'on avait été si longtemps sans pluyes. L'hyver a commencé
par un temps humide et à la fin de cette année on n'a pas encore vu pour
ainsi dire de froid, beaucoup de brouillard qui ont bien trempé la terre. |
|
1791 |
|
|
|
|
1792 |
|
|
Le 10/06/1792, au moment où la municipalité de Saintes
et le nouveau bataillon des volontaires de la Charente-Inférieure plantaient
l'arbre de la liberté au centre du faubourg St Eutrope, il se déchaina un
violent orage accompagné d'une pluie si abondante qu'elle suspendit la
cérémonie, qui ne recommença que lorsque l'averse fut passée. |
|
1793 |
Été caniculaire. |
|
Le 14 brumaire(4/11/1793) une tempête s'étant élevée
dans l'Ouest, contraria la commission envoyée par l'accusateur public de
Rochefort, dans l'ile de Ré, pour l'arrestation de Gustave Dechezeaux. Le
lendemain,cette commission, bravant les vents et la tempête, finit par aborder
dans l'ile et exécuta sa mission. |
|
1794 |
Hiver glacial. Deux périodes de gelée intense : la
première de la mi-décembre à la fin de janvier et la seconde de la mi-février
à la fin de mars. A Paris, il y eut quarante-deux jours de gelée consécutifs
et la Seine fut gelée du 25 décembre au 28 janvier |
|
|
|
1795 |
le 23 janvier le thermomètre descendit à -23.5°. C'est
au cours de cet hiver que la cavalerie de Pichegru s'empara de la flotte
hollandaise bloquée par les glaces dans le Zuydersée. Le Zuydersée était
gelé, raconte Thiers , nos escadrons traversèrent au galop ces plaines de
glace, et l'on vit des hussards et des artilleurs à cheval sommer comme une
place forte ces vaisseaux devenus immobiles et qui se rendirent à ces
assaillants d'une espèce si nouvelle. Été caniculaire. |
|
L'hiver de 1795 fut encore un hiver remarquable par son
intensité, car nous trouvons dans Souffrances des prêtres et moines détenus,
pour refus de serment, à bord des 2 navires Deux-Associés et Washington, en
rade de l'ile d'Aix,la relation suivante: |
|
1796 |
|
|
Dans la nuit, du 15 pluviose(4 février) 1796, un
ouragan, tel qu'on n'en avait pas vu depuis de longues années, se déchaina
contre les côtes de l'Océan, et faillit submerger la flotte, que les escadres
anglaises bloquaient en rade de l'ile d'Aix. 15 bâtiments furent jetés à la
côte: La Cocarde alla s'échouer sur les brisants de l'Ile Madame, la Seine
fut désemparée, La Bonne Citoyenne eut ses mâts rasés: un grand nombre
d'embarcations furent englouties avec leurs équipages. Telle était la
violence de la rafale que la plupart des bâtiments qui étaient à l'ancre dans
le port de Rochefort essuyèrent des avaries, et que les grands ormes qui
décoraient la place d'Armes et les remparts de la ville furent, en partie,
déracinés ou brisés par la force du vent. |
|
1797 |
|
|
Le 22/09/1797, La Vaillante partit de l'ile d'Aix,
emportant à la Guyane les déportés du Directoire, elle fut arrêtée par une
tempête et revint se mettre au mouillage en rade de La Rochelle.Le 23, pour
éviter la rencontre des Anglais,le capitaine se décida à appareiller malgré
la tempête, affrontant ainsi tous les dangers du golfe de Gascogne à l'époque
de l'équinoxe. La 1° nuit fut très orageuse:la corvette faillit périr en
doublant les récifs d'Antioche, et, le lendemain,24 septembre, le capitaine,
forcé de relâcher encore, vint mouiller à l'embouchure de la rivière de
Bordeaux, dans la rade de Blaye. |
|
1798 |
Été caniculaire. |
|
|
|
1799 |
Été caniculaire. |
|
25 Janvier 1799
- 3 h 45 min - séisme avec épicentre présumé : Bouin (44) , magnitude :
7,5 |
|
|
||
| [Accueil] - [Le Cercle] - [Antenne] - [Histoire] - [la Vienne] - [Outils] - [Adhérents] | ||
| Copyright © 2002-2007 (Cercle Généalogique Poitevin) | Mise à jour le 2 nov 2008 | |