Cercle Généalogique Poitevin
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Le Climat en Poitou

Avant 16° siècle <===> 16°siècle <===> 17° siècle <===>18° siècle <===> 19°siècle <===>20° siècle

Années
Climat en France Epidémies et famines en France Témoignages en Poitou
1701      
1702 Avril - Vignes gelées entre Seine et Loire, dans le sud-est et le nord de la France.    
1703 Février - Chaleur dans le nord de la France. Juin - Pluies abondantes entre Seine et Loire et dans l'ouest de la France.    
1704 Avril et Mai - Vignes gelées entre Seine et Loire.et dans l’Est de la France. Été rude.    
1705 Mai - Vignes gelées entre Seine et Loire, dans le centre et dans le nord de la France. Juillet - Caniculaire dans le sud-est de la France.    
1706 Janvier - Neiges abondantes dans l'est de la France. Juin - Grêle violente dans le sud-ouest de la France. Dysenterie en Anjou.  
1707 Juillet - Caniculaire entre Seine et Loire, dans l'ouest et le nord de la France. Octobre - Inondations entre Seine et Loire.    
1708 Mai - Vignes gelées entre Seine et Loire et dans le nord de la France. Octobre - Neiges abondantes dans l'ouest et le nord de la France.   13 mars ANDILLE : jour de mardy, la terre trembla entre quatre et cinq heures du matin au grand étonnement de tout le monde, les meubles des maisons furent écroullés dans le momant. Celui qui se fit il y a 4 ans arriva aussi un mardy un sixiesme jour de mars 1704.
1709 "Le lundi 7 janvier 1709, lit-on dans une chronique de l'époque, commença une gelée qui fut ce jour-là la plus rude et la plus difficile à souffrir : elle dura jusqu'au 3 ou 4 février. Pendant ce temps là, il vint de la neige d'environ un demi-pied de haut : cette neige était fort fine et se fondait difficilement. Quelques jours après qu'elle fût tombée, il fit un vent fort froid d'entre bise et galerne (c'est-à-dire d'entre N et NW) qui la ramassa sur les lieux bas, ils découvrirent les blés qui gelèrent presque tous". Les céréales manquèrent, en effet, dans la plus grande partie de la France, et il n'y eu guère qu'en Normandie, dans le Perche et sur les côtes de Bretagne qu'on pût juste récolter la quantité de grain nécessaire pour assurer les semences ; aussi dans la région parisienne le prix du pain atteignit-il, en juin 1709, 35 sous les neuf livres au lieu de 7 sous, prix ordinaire. De nombreux arbres furent gelés jusqu'à l'aubier, et la vigne disparut de plusieurs régions de la France. Du 10 au 21 janvier, la température sous abri se maintint à Paris aux environs de -20°, avec des minima absolus de -23.1° les 13 et 14 janvier ; le 11, le thermomètre s'abaissa jusqu'à -16.1° à Montpellier et -17.5° à Marseille. L'hiver de 1709 fit ressentir ses effet sur une grande partie de l'Europe. L'Ebre, la Garonne, le Rhône et la Meuse gelés, mais la Seine resta libre ; au début d'avril, la Baltique était encore couverte de glaces. Aux dires de Réaumur et de Lavoisier, on n'avait jamais encore observé en France de froids aussi rigoureux que ceux de 1709.
Mai - Vignes gelées entre Seine et Loire ; pluies abondantes dans le Centre.
Juin - Pluies abondantes dans le centre de la France ; inondations entre Seine et Loire, dans le Centre et dans l'Ouest.
Famine.

MONTREUIL-BONNIN : Depuis plus de cinquante ans on avait pas vu une si terrible gelée que cette année 1709, qui commença le jour des roys, qui a endommagé les fruits de la terre, qui dura longtemps, qui a fait presque mourir tous les noyers, qui faisoit fendre les arbres, mourir les oyseaux, geler les bleds, froments et seigles et autre belds d'hiver. Il n'y eut que des bleds d'été, sçavoir baillarge et avoine ; toutes les denrées enchérirent à un prix excessif. L'année suivant il y eut bien des misères qui feront trembler les siècle à venir. Cette gelée dura plus d'un mois ; ce qui fit un grand tors, ce fut un petit dégel et un regel le lendemain. Toute la nature en fut étonnée...... les vignes se sont remises, et beaucoup d'autres choses, mais pour les noyers, on sera 100 ans à réparer cette perte. Il y eut des maladies étranges, tant cette année que la suivante, et il y en eut qui mourrurent de faim. Dieu nous préserve de semblables misères à l'avenir.

SAINT-MARTIN-LARS : Cette année 1709 a esté le plus long et rude hyver qui aye jamais paru. Le commencement a esté le six janvier environ, à midy, et a duré deux mois. Les neges ont presque duré autant par six reprises. Il est mort premièrement tous les bleds d'hivert et pour touttes mes dîmes n'ay eu de froment, mesure de Charou, que 15 boisseaux et autant de seigle ; resqu'autant d'éplatre ; d'avoine d'ivert point du tou ; orge environ demy cart, et on en a semé de mars, sans quoy l'ordre en serait perdu ; du froment quelqu'uns en ont semé de mars qui a bien venu. Les arbres fruitiers sont presque tous morts, entrôtres les noyers, et n'en a resté que des pettits, dans les petis noujerades des jardins ; la majeur partie des chasteigners morts aussy ; les pruniers en bien des endroits, cerisiers, pommiers et poiriers, mesmes jusques à bien des chaignes, entrôtres ceux qui ont esté etestés? Les arbres gelés etoint entrouverts pendant le grand froit. Touttes les perdrix.... ; les rouges sont touttes mortes, on en auroit point... n'étoit que... le reste le froid les tua... beaucoup de lapins que l'on trouvait mort sur les clapiers ; il mourut mesmes jusques à des veaux de deux ans que l'on peut jamais échauffer pour tout ce que l'on peut faire. Les hommes pensèrent geller de froid dans leurs maisons et entrautre dedens leur litd et y en mourut plusieurs ; les femmes enceintes se blessèrentou leurs enfants étant au monde ne se peurent sauver à cause des grands froids qu'avoient eu leurs aires. Les vignes geloient touttes, à la réserve des sept qui étoint couverts de neige, qui les garantirent des gellées ; sans cela elles auroint touttes été perdues, ce qui a été cause que le vin a Poitiers a valu le tonneau plus de 350 l; ; et en Angoumois et Saintonge 300 l. et davantage. Le bled froment, le boisseau mesure de Charrou 6 l. le boisseau, seigle 5 l. à la semence et davantage, l'avoine 25 s. le boisseau ; les pois et fèves ont suivi. Je certifie tout ce que dessus pour vray et ay signé de Charanton, curé de Saint-Martin Pour les pauvre, il ne s'est jamais veu pareille pitié. Le pain de froment vallu la livre 3 s. et le pain noir 2 s. la livre. J'oubliais à dire que le pain était tellement gellé qu'il fallait le scier avec un feillet. En bien des endroits on eut bien de la peine à pouvoir faire de la farine. L'on apprendroit mesme de mourir... a eu que de l'avoine et quelque... et baillarge en ces cantons ; mais... jamais il n'y a tant eu de baillarge... tant pain en ces lieux que d'avoine... qui sont trouvés merveilleux ; et cela a été comme la manne du Seigneur.

MOUTERRE–SILLY: Remarques extraordinaires sur la présente année 1709 (source : Registre paroissial de Mouterre-Silly, relevé par Christian MOREAU)

De temps immémorial on a vécu un froid si extraordinaire que celuy de la présente année 1709. Il commença le samedi au soir de 5 janvier, le lendemain, jour des rois, il fit un froid extraordinaire. Le lendemain, jour de la foire de Richelieu le froid fut si grand que le vin glaçait dans le verre auprès du feu. Les ruisseaux furent gelés à porter les chevaux. Le mardy le froid augmenta et le sang précieux gela à Claunay où je dis la messe, il tomba de la neige la nuit du mardy au mercredy qui bien loin de diminuer le froid ne fit que l'augmenter et dura toujours en s'augmentant jusqu'au 23 du même mois de janvier. Pendant tout ce temps, je veux dire depuis le 5 jusqu'au 23, le froid fut si é pouvantable que le vin gela dans les celliers et même dans plusieurs caves de Loudun, le pain gelait attaché dans la cheminée, il dégelait du côté du feu et gelait de l'autre. Il fallait avoir des fers chaux pour tirer du vin et il gelait en sortant du bussart. On trouvait les oiseaux, particulièrement les pinsons, morts dans les chemins, dans les maisons les pigeons entraient en foule dans les chambres et venaient mourir auprès du feu. La neige demeura sur la terre pendant tout ce temps là, mais il faisait un vent de bise si grand qu'il faisait voler la neige des maisons et des lieux auts dans les lieux bas qui auraient conservé les blés sans l'accident que je diray dans la suite. Le bois des vignes gela entièrement et d'une telle manière que le peu qui avait resté et qui avait été conservé soubs la neige produit quelque chose à la vérité, mais il vient ensuite des brouillards au mois de juillet qui perdirent ce qui avait resté de sorte que dans la dixme et dans les clos de Mouterre dépendant de la cure il n'y a eu qu'une buse de très méchant vin. Les vignes ont cependant poussé du pied et nous promettent demie vinée l'année prochaine. Tous les noyers sont morts, excepté une petite quantité de petits qui paraissaient vifs. Les deux tiers des arbres de toutes les espèces sont morts et ne poussent que un peu du pied. Les froments dans les hauts lieux comme Beaussay, Preuilly, Brou, Jalnay de cette paroisse, et aussi des autres lieux dans les autres paroisses ont entièrement gelé parce que la neige avait été poussée par le vent dans les fossés. Cependant, après le dégel qui commença le 23 et continua jusqu'au dernier jour de janvier, il paraissait que la racine des blés poussait un petit germe et on espérait encore recueillir du froment, et on commençait à se consoler des grands froids, croyant en estre quitte et pour moy je le croyais si bien que le dernier du mesme mois qui arriva le jeudy il fit un si beau jour et un temps si agréable que je fis faire mes grennes et mon jardinier qui accomodais mes planches estait mis en chemise et mouillait commeà la Saint Jean. Mais on fut bien surpris que le lendemain 1er jour de febvrier que le froid recommença et serra le terre comme auparavant, lequel froid dura jusqu'à la my febvrier qui acheva de geler le racine des blés. Il s'en faut pourtant de beaucoup que le second froid ne fust si grand que le premier car le pain ne gela presque pas non plus que le vin, mais comme le dégel avait humecté les racines du blé et que la gelée vint fortement là dessus, il ne s'est pas cueilli presque de froment dans les hauts lieux. Les légumes et les …… ? ?….. des jardins gelèrent entièrement et on avait que des ognons pour se servir qui valaient à Loudun 20 sols le boisseau. …….. ? ?……. les labourèrent où ils avaient mis du froment pour y semer de la drogée, ou baillarge, qu'ils ont acheté 22 sols le boisseau, laquelle baillarge a produit au-delà de l'imagination en sorte que leur cueillette de baillarge leur a valu au moins deux cueillettes de froment. Un gentilhomme digne de foy m'a dit que dans 20 septiers de baillage qu'il avait semé dans les terres où le froment avait gelé, il en avait cueilli 1000 septiers. Le blé fut fort cher, deux et trois mois après la gelée on vendait le froment 55 sols et encore n'en trouvait t-on pas. Mais il vient au mois de mai une déclaration du Roy qui ordonna que on porterait au marché le blé nécessaire, et pour lors les marchés en regorgèrent et il a toujours valu et vaut encore à présent 40 sols le boisseau de froment. Il est à remarquer que dans les bas pays comme à Silly, et dans le marais les froments s'étaient conservés soubs la neige et on espérait en cueillir au moins double semence, mais il vient au mois de juin, sur la fin, pendant que le froment estait en fleur, car il fleurit fort tard, il vient des gelées le matin et des brouillards qui les perdirent entièrement et il ne devient pas plus gros que de petit seigle et en très petites quantités, et qui a beaucoup incommodé les particuliers ne pouvant plus y mettre de baillage.

1710 Mai - Vignes gelées entre Seine et Loire, dans le sud-ouest et le nord de la France ; pluies abondantes dans le Centre. Novembre - Inondations entre Seine et Loire, dans l'est et l'ouest de la France. Famine due à l'hiver rigoureux. 19 mars, CHARROUX : fut enterré une jeune fille qu'on croyait estre du costé de nanteuil, asgée de 15 ans environ, morte à Châteauneuf chez le nommé Brandard. Il est mort trois autres personnes qu'on a pas pus trouver qui voulussent les apporter icy : la première une femme qui fut enterrée à la Croix de Rochemeaux, trouvée morte dans une roche (une grotte) près de là ; le second fut un homme asgé d'environ trante cinq ans qu'on croyait estre du costé d'Espenède, trouvé mort à St-Laurent dans le chemin et a esté enterré dans ledit cimetière ; et le troisième estoit un jeune homme asgé de dix huict ans ou environ trouvé mort dans le chemin de Rochemeaux et chez Dinet près le poteau et y a esté enterré. Pendant l'hiver 1709-1710, il est mort un très grand nombre de mendiants qui venaient à Charroux pour les aumônes qui y étaient faites. Ils étaient généralement enterrés dans le cimetière des étrangers. .../... Icy finy l'année 1710 qui a esté fort rude à passer aux pauvres, le bled ayant esté fort cher jusques après la récolte, de telle sorte que le froment a vallu plus de cent sols et le reste des grains à proportion. Mais le vin a esté à un prix excessif, ne s'estant point presque cueilly de vin, à cause d'une gelée qui arriva la nuit du dernier d'avril au premier may et continua dans la matinée. Le bled fut pourtant conserver par la miséricorde de Dieu et le prix fut fort modéré sur la fin de l'année et le fromant n'a vallu que trante huit sols à la St-Michel et trante quatre ou trante trois à la fin de l'année et le reste à proportion. Mais le vin du païs a vallu jusques à vingt escus la barique. Dieu en donne de plus heureuse, car les susides ont esté à excès.
F. Sorin, prêtre et curé.
1711 Janvier - Neiges abondantes dans l'est de la France. Février - Inondations partout en France. Décembre - Inondations entre Seine et Loire et dans l'ouest de la France.    
1712 Juin - Inondations entre Seine et Loire et dans le sud-ouest de la France ; grêle violente dans le Centre. Juillet et août - Rudes ; grêles violentes dans le sud-ouest de la France    
1713 Avril - Glacial entre Seine et Loire et dans le nord de la France ; vignes gelées dans le Nord. Juin - Vignes gelées dans le centre de la France. Juillet et août - Pluies abondantes dans l'ouest de la France   LINAZAY : Cette année, les bleds ont estés aussi cher que l'année de la grande gelée ; et les pauvres ont esté dans la plus grande misère. Dieu nous préserve à l'avenir d'un fléau semblable.
1714      
1715 Mai - Vignes gelées entre Seine et Loire. Hiver froid et très neigeux du 20 décembre 1715 au 31 janvier 1716. A Paris,   29 juillet 1715 POITIERS : Il y a moitié moins de foin que l'année dernière, ce qui l'a extrêmement enchéry et qui fait diminuer le bétail d'un tiers; les vignes paraissent belles, mais les fraîcheurs qui osnt venues depuis la Saint-Jean ont fait
couler le noir; il n'y a point de fruits arbrins dans la plupart des endroits, et pour la glandée, il y en a présentement si peu qu'on n'y doit faire aucune attention. (côte C651)

1716 -20° le 22 janvier. En Savoie la neige avait 20 pieds d'épaisseur : il en était de même en Alsace. Février - Glacial dans l'est de la France ; neiges abondantes dans l'est et le nord de la France ; inondations dans l'Ouest.   10 août 1716 POITIERS: La grande sécheresse qui continue depuis six mois ou environ a brûlé généralement toutes les légumes, les foins et pascages, en sorte qu'il ne s'est recueilly aucuns foins dans les prés haults, qu'il ne s'en est recueilly que très peu dans les prés bas et qu'il n'y a point en de seconde herbe. (côte C652)
1717 Avril - Vignes gelées entre Seine et Loire et dans le nord de la France. Eté rude  

1er août SMARVES aujourd'hui a esté inhumé dans le cimetière Anne Duplanty, âgé de 60 ans, femme du surnommé Goulle-Noire, de la paroisse saint-Martiel de Montmorillon, étouffée par la grande chaleur en métivant dans les champs

12 août 1717 POITIERS: La récolte de froment et seigle a esté assez bondante, et il y a apparence que celle des vins sera assés bonne. (côte C653)

1718 Été rude.    
1719 Mars - Sec dans le nord de la France. Avril - Vignes gelées entre Seine et Loire, dans le sud-ouest et l'ouest de la France. Mai et juin - Sécheresse et chaleur partout en France (sauf dans le Sud). Juillet et août - Sécheresse et chaleur entre Seine et Loire, dans l'est, l'ouest et le nord de la France. Septembre - Sécheresse entre Seine et Loire, dans l'ouest et le nord de la France. Épidémie de dysenterie dans le val-de-Loire.

CHARROUX .... une sècheresse extraordinaire. Il n'a presque pas tombé de pluye pendant le printemps et l'esté...

8 août 1719 POITIERS : Il y a beaucoup de personnes attaquées de discenterie et flux de sang; ce mal a fait mourir environ le quart des taillables, ce qui a réduits leur femmes et enfans à quitter les mestairies; il y a en quantité de paroisses endommagées par la grêle et entre autres celle de Saint-Georges qui a été entierement abismée par trois différentes fois; il ne s'est pas recueilli le dixiesme de blez et il ne se recueillera pas la vingtiesme partie des vins qui se seroient recueillis sans cet accident. (côte C655)

1720   Épidémie de peste noire. 17 juillet 1720 POITIERS La récolte des froments et des seigles a été abondante, il y a aussi apparence d'avoir beaucoup de vin, mais on en laissera perdre par suite du manque des fûts, ceux-ci coûtant d'habitude 50 sous sont montés à 13 ou 14 livres; il y a eu beaucoup d'inondations; les frais de récolte ont été exorbitants, les journaliers ayant gagné 20 à 25 sous par jour, non compris leur nourriture, au lieu de 7 à 8 sous; il y a quantité de métairies vacantes par suite du grand nombre de chefs de famille qui moururent l'année précédente; les froments vieux sont remplis de charançons.(côte C656)
1721   Épidémie de peste en Provence (40 000 morts à Marseille et 80 000 dans l'arrière-pays provençal).  
1722     17 juillet 1722 POITIERS : Il n'y aura presque point de fruits arbrins; il y aura très peu de seigle et à peine pour retourner en terre; les froments sont très gâtés par les pluies
fréquentes et les herbes y sont accrues; les avoines et autres menus blés seront bons; on ne récoltera que le quart du vin des années communes; les frais des récoltes sont exorbitants, ce qui ruinera les laboureurs, lesquels, suivant l'usage ordinaire, donnent dans une partie de cette élection la moitié de tous les fruits qu'ils recueillent en fournissant les semences par moitié, et dans l'autre partie le tiers des fruits francs de toutes charges tels que couper, battre, nettoyer et conduire dans les greniers.(côte C658)
1723 Été caniculaire.  

CHARROUX l'année a été remarquable par une sècheresse extraordinaire, presque générale en Europe, depuis la mi-mars jusques au mois de novembre. A peine a-t-il tombé de l'eau pour détremper la poussière. Ainsi les fourrages et menus grains ont été très rares. Les sources des puits et des fontaines ont été taries et les rivières ou mise à sec ou privée d'eau suffisamment pour y naviguer ou faire moudre les moulins. Les bestiaux ont soufferts beaucoup de la faim et de la soif. Les terres n'ont pu être labourées.

LINAZAY : Il y a eu cette année une sécheresse qui a duré neuf mois sans tomber d'eau et seulement quelques rosées qui ont conserver les foins. Tous les puits ont tary partout en la réserve de peu en chasque lieu. Celuy de la mare en ce lieu a esté netoyé et a donné de l'eau. Dieu nous préserve de pareil fléau.

12 août 1723 POITIERS : Il s'est recueilli très peu de blés à cause de la grande sécheresse et qu'ils ont coûté fort cher à amasser par suite du maintien du prix élevé donné aux journaliers; les petits blés, comme orges et avoines, n'ayant pu monter à graine, sont totalement manqués; le froment vaut 32 sols le boisseau, pesant 20 livres; il se recueillera raisonnablement de vin; les pâturages ont absolument manqué; le foin vaut 3 livres 10 sols le cent, ce qui a fait tomber le prix du bétail; il y a quelques fruits arbrins, mais les légumes n'ont rien valu à cause de la sécheresse. (côte C659)

1724     22 août 1724 POITIERS : Il s'est recueilli très peu de blé et surtout de froment; il n'y a pas plus d'un quart au-dessus de la semence, ce qui fait que le boisseau du poids de vingt livres vaut 37 sous au lieu de 15 sous qu'il se vend les années communes; les petits blés paraissent fort beaux; il s'est recueilli suffisamment de foin, mais la cherté des foins de l'année précédente a occasionné une grande mortalité sur les bestiaux; il y a à présumer une abondante récolte de vin; huit paroisses ont été entièrement grêlées et quelques unes inondées. (côte C660)
1725   Famine en Normandie, on vit d'herbe des champs. 10 juillet 1725 POITIERS : Il y aura un tiers de froment de plus que l'année précédente, et il y en aurait eu beaucoup plus sans les grandes pluies et les fraîcheurs qui les ont fait brouer; les blés n'étant pas encore sciés, il n'est pas aisé de juger de leur qualité; les seigles ayant été gâtés par les herbes, il n'y en aura pas
plus que l'année précédente; il y aura près du double d'avoine et de drogées, et autant de foin; point de fruits arbrins, presque point de légumes et peu de chanvres; le gros bétail n'a point souffert, mais il ya eu en plusieurs endroits de la mortalité sur les moutons et brebis; il y aura moins de vin que l'année précedente; les bestiaux ont diminué d'un tiers.(côte C661)
1726 Été caniculaire. Famine. 16 juillet 1726 POITIERS : les pluies considérables survenues pendant l'emblavaison ont empêché la culture d'une partie des terres; il n'y aura pas la moitié du froment récolté l'année précédente; il n'y aura qu'un tiers du métail; les loches ayant mangé, lors de la levée, presque tous les seigles; il y aura moins de vin que l'année précédente, qui cependant ne donna que moitié d'une année commune; les fèves, jarousses, pois et fèves ont manqué, ainsi que les fruits arbrins, à l'exception des cerises et des noix; plusieurs paroisses ont souffert de la grêle et quarante sept ont été inondées. (côte C662)
1727     29 juillet 1727 POITIERS : Il y aura un quart de froment et de méteil, de baillarge, d'avoine, de vesces et de jarousses de plus que l'année précédente qui était une année commune; il y aura moitié plus de seigle et autant d'orge; les prés haut n'ont pas donné la moitié d'une année commune et les prés bas plus d'un quart, par suite des inondations; il y aura des pommes, mais peu de poires et de fruits à noyau; moitié moins de noix que l'année précédente et très peu de vin rouge; le sprix des bestiaux sont tombés très bas; soixante-douze paroisses ont été grêlées ou mondées. (côte C663)
1728 Hiver long et rude, en particulier du 24 décembre 1728 au 22 janvier 1729    
1729 du début mars à la mi-avril. En Poitou, l'encre gelait dans les plumes, même dans les pièces chauffées. En Provence, les oliviers périrent. A Paris, le thermomètre s'abaissa jusqu'à -15°. Le mois d'avril fut marqué par de fortes chutes de neige. Eté caniculaire 1729 - 1733: La première vague de l'épidémie frappa la France d'est en ouest à la fin de l'automne 1729, touchant le pays entier en environ 1 mois. CHARROUX : cette année a commencé par une grande abondance de neige suivi d'un froid excessif semblable a celui de 1709.

PAYRE : Cette année a esté si rude que tous les bleds ont gelez et l'on a esté contraincts de rensemencer les terres en baillarges et avoine, de telle manière qu'il n'y a presque point de froments ni seigles. Tous les vieux noyers sont aussi gelez sans espérance de jamais repousser. La majeur partie des arbres fruictiers ont aussi gelez et ceux qui avoient poussez des feuilles au printemps sont aussi presque tous péris par le mauvais vent. Enfin, on n'a jamais veu un tel désordre sur les bleds, sur les vignes, sur les noyers, sur les arbres fruictiers de toutes espèces, jusque mesme sur les chesnes, sur les buis, et surtout généralement ce qui estoit semé de bonheure dans les jardins, lins, chanvres, pois, fèves, artichalts, melons, concombres, citrouilles, et enfin toutes les légumes. En un mot, peu s'en fallu que l'on ait veu une famine généralle, et tout le monde a beaucoup souffert de la faim jusqu'à la mestive qui n'a commencé qu'à la fin de juillet ; et encore on été obligé de couper beaucoup de baillarges et d'avoines vertes et les faire sècher au four pour faire du pain
1730      
1731 Été caniculaire.    
1732      
1733      
1734     4 juillet, LATILLE : sépulture de Jean Moreau, laboureur, lequel a esté trouvé au pied de la tour du moulin à vent de la plaine de la Croix-Carrée, empoisonné par la fumée du feu du ciel qui a tombé sur ledit moulin le trois dudit mois, environ les trois heures après midy.
1735     10 juin, AYRON : sur les dix heures du soir il vint un vimère et gresle grosse comme des oeufs d'oye qui ruina tous les bleds de cette paroisse d'Ayron ou du moins la moitié et entièrement les vignes tant du bourg et paroisse de Maillé. Et à plusieurs reprises et fois il y a eu plus de soixante ou quatre vingt paroisse dans la France entièrement ruinées de la mesme manière et mesme vimère, et au mois d'octobre suivant, temps de la confection des rolles de la taille. Maillé a eu cinquante escus de diminution de taille.
1736 Été caniculaire.    
1737      
1738      
1739 Hiver glacial "Le nom d'année du grand hiver est devenu propre à 1709, écrivait Réaumur dans les Mémoires de l'Académie des Sciences ; celui de l'année du long hiver est dû à aussi bon titre à 1740." En France la saison froide dura du mois d'octobre 1739 jusqu'à mars 1740 ; à Paris on compta pendant ce temps 75 jours de gelées dont 22 consécutifs. Famine en Touraine, les hommes mangent de l'herbe.  
1740 Les gelées de 1740 furent moins rigoureuses que celles de 1709, mais la neige tomba en beaucoup plus grande abondance en janvier et février. Grâce à cette dernière circonstance, les blés se trouvèrent protégés et au début de juin ils présentaient une magnifique apparence. Malheureusement la récolte fut compromise par les froids pluvieux de l'été 1740, qui présenta une température si basse qu'on put écrire que dans la région parisienne "il avait gelé en 1740 pendant tous les mois de l'année". Famine dans les régions atlantiques et le quart sud-est du pays ; misère affreuse ; pain d'orge et d'avoine pour unique nourriture. Une épidémie de bronchite fait également de nombreuses victimes.  
1741 Été caniculaire. Hiver glacial.    
1742 Été caniculaire.    
1743 Été caniculaire.    
1744      
1745      
1746      
1747   Famine dans le Lyonnais, la vallée de la Garonne et le Haut-Languedoc.  
1748      
1749      
1750   Famine.  
1751 Été caniculaire.    
1752   Famine.  
1753      
1754      
1755      
1756     ROMAGNE : Cette année il est tombé le 16 juin une quantité extraordinaire de gresle et d'une grosseur si prodigieuse qu'elle a tué du gros bétail dans les champs, estropié plusieurs personnes, malgré les précautions qu'elles ont prises pour s'en garentir. Les bleds, les vignes et les arbres ont été écrasés. Il n'a pas resté de thuile sur les maisons, les grains de gresle pesoient jusqu'à deux à trois livres les aïant réduit en poussière. Il n'a pas échapé un seul épi de bled dans les endroits où elle a tombé, et elle a fait un tel ravage qu'il est au-dessus de toute expression. Cette paroisse, qui n'avoit rien souffert de cette première gresle, en fut fort endomagée le 16 aoust de la même année. Le vin et les chastaignes ont été entièrement perdus.

15 juin, VOULON : il tomba icy une gresle d'une grosseur prodigieuse. Les plus petits grains étoient comme des oeufs de pigeons, les plus gros pesoient au moins deux livres. Le nuage se leva vers les trois heures du soir du costé du couchant et dévasta les paroisses de Rom, Maissé, Pairé, Voulon, Ceaux, Anché, et en partie celles de Couhé, Vaux, Champagné, Marnay, Gençay et St-Maurice. Le bruit de la gresle étoit si grand qu'on entendoit pas celuy du tonnerre. Tout ce qui étoit sur terre fut entièrement perdu et les tuiles des maisons cassées.
1757 Été caniculaire.    
1758     05 septembre 1758 POITIERS : La récolte du froment n'est que du tiers d'une année commune, celle du seigle de moitié, attendu que les pluies en ont beaucoup gâté; les vessereaux et jarousses ont totalement manqué; il ne s'est recueilli que le double de la semence de l'orge, qui est de mauvaise qualité et de graines de mars comme baillarge et avoine; le produit des chanvres et lin n'est que de moitié; il y a des châtaignes et des glands, mais il n'y a qu'un vingtième de la récolte ordinaire du vin, les vignes ayant toutes gelé; il n'y a eu d'autres fruits que quelques pommes et l'on n'a eu qu'un huitième des légumes et racines; les prés n'ont rendu que moitié du foin d'ordinaire; le commerce des bestiaux est totalement tombé par suite du défaut de fourrages, toutefois le menu bétail est en assez bon état; les 'ras' de lusignan sont tombés et n'ont plus la même faveur parce qu'on se sert de toile coton pour la doublure des vêtements.(côte C680)
1759 Été caniculaire.    
1760 Été caniculaire.   12 août 1760 POITIERS : La récolte de froment n'est que du tiers d'une année commune; celle de la baillarge et de l'avoine qui ont été pressés à la montée par les grandes sécheresses n'est que du quart; le seigle a produit une année commune, mais les vessereaux et jarousses ont totalement manqué; il en est de même des lins et chanvres; il n'y a point d'espérance de glands et très peu de châtaignes; les vignes promettent une année commune ainsi que les fruits arbrins; il n'est pas venu de pois, fèves ou autres légumes; le commerce des bestiaux a totalement manqué par suite du défaut de fourrages, et il est fort à craindre qu'on ne puisse faire subsister les animaux pendant l'hiver; la grande sécheresse a beaucoup fatigué le menu bétail; les deux tiers des bêtes à laines sont mortes ainsi que tous les agneaux. (côte C681)
1761 Été caniculaire.    
1762 Été caniculaire.    
1763     22 juillet, ROMAGNE : le tonnerre a tombé sur la pointe du clocher, a percé la voûte et tellement endomagé un des piliers du choeur, qu'on a été obligé de faire démolir toute la voûte du choeur. Le clocher étoit tout bâti en pierre et assez élevé. Il avait été rasé anciennement parce qu'il ne menaçoit ruine. On avoit fait des piliers en dehors pour le soutenir, mais la masse étoit si pesante, qu'il étoit prêt de s'écrouler ; et le tonnerre n'a avance sa ruine que de deux ans tout au plus. On a commencé à démolir le dix neuf septembre de cette année et l'on a pris dès le fondement du côté des cimetières. M. Servant, entrepreneur de Poitiers, s'est chargé de le faire rebâtir pour la somme de onze cent soixante quatre livres. On y travaille encore actuellement 7 janvier 1764
1764 Été caniculaire. Novembre - Crue de la Seine en Seine-et-Marne.    
1765 Été caniculaire.    
1766 Été caniculaire.   MARNAY : L'hyver de l'an 1766 a été si long, le froid si excessif, que plusieurs l'on comparé à celuy de 1709 ; beaucoup de blé a gelé, on a veu des arbres divisés en deux. Le 19 avril, jour de Pasques, il y a au une une gelée considérable, qui a emporté les fruits de toutes espèces, ruiné les vignes

13 février, USSON : sépulture dans l'église ayant été impossible de faire une fosse dans le cimetière à cause de la gelée
1767     ANGLIERS, le curé Roulet écrivait à la fin du registre de 1767 : "Cette année 1767 a été stérile en toutes sortes de fruits hauts, en vin, lequel a eu peu de qualité, en foin, et on n'a pas même fait faucher la majeure partie des prés, et la sécheresse a été si grande, et si universelle, que les eaux ont presque toutes taries, jusqu'à celles même des puits, mais elle a été passable pour les blés."

MARNAY Il y a eu cette année une sécheresse si grande que peu s'en est fallu qu'on ayt manqué de farine ; les puits les plus creux ont manqué d'eau ; jamais on a eu tant de peine pour abreuver les bestiaux, malgré cela, l'année a été asses fertile en bled.
1768    

ANGLIERS : Le premier de l'an 1768, dixième jour d'un froid violent et de gelées excessives, sur les quatre heures et demie du soir le froid cessa un peu, et sur les cinq heures et demie aussi du soir, il fit tout à coup plusieurs éclairs suivis de plusieurs coups de tonnerre et une abondance d'eau pendant plusieurs heures, et ensuite il a fait jusqu'au lendemain des rois, une gelée si rude, accompagnée d'un vent si subtil et si froid, que l'on avait bien de la peine à paraître dehors, et le sept, lendemain des rois, il a fait un givre, et un verglas si grand, qu'on ne pouvait presque pas se tenir debout.

6 septembre 1768 POITIERS : la récolte du froment n'est que de moitié d'une année commune par suite des pluies et des chaleurs excessives qui ont fait avancer la maturité du grain, dont beaucoup est pourri; les blés de Mars, les avoines, les vesces, vescereaux et autres grains donnent une année commune; les seigles ne donnent que les trois quarts; les orges d'hiver ont totalement manqué; la récolte des foins des prés hauts a manqué par suite des fraîcheurs qui ont saisi la pointe de l'herbe; quant à celle des prés bas, elle est de trois quarts d'une année commune, les fruits arbrins promettaient une année commune, mais à cause des fraîcheurs on ne peut compter que sur une demi-année; lesnoyers sont presque sans production, et déjà il n'y avait pas eu de noix l'année précédente; les vignes ont gelé partout, grêlé dans quelques parties et coulé par les fraîcheurs, en sorte qu'il n'y aura pas le huitième d'année commune; le commerce des bestiaux tombe de jour par la rareté de l'espèce, celui des étoffes de laine est totalement perdu, par suite de la cherté de la laine depuis plusieurs années. (côte C689)

1769   Famine. MARNAY : Evènement en la présente année : la moisson étant ouverte, les orges et les seigles coupés et liés en javelle, une grêle monstrueuse les battit entièrement sur les champs ; il n'en resta pas la cinquième partie dans les épis ; la paille en devint hors d'usage et la terre étoit entièrement couverte de grains. Le premier accident, qui commença par Boismorin, prit son arrondissement du costé de Frabeuf, et couvrit avec la même égalité de domagez toute cette partie de la paroisse jusqu'à Moydèle et causa un domage considérable au froment qui commensoit à mûrir. Quinze jours après, le mêm incident repris, depuis Audbertières, Moydèle, le Pin, et battit en ruine toute la moisson hacha les pailles, que l'eau renferma dans la terre avec les grains, dans tous les champs de cette autre partie de la paroisse jusqu'à Reigners. La récolte de cette année, qui sembloit devoir être assez abondante, se réduisit au sixième de ce qu'elle promettoit avant d'avoir essuyé cette grêle ; il n'y eut d'exception dans un malheur si général, et cependant particulier à cette paroisse, que pour le bourg et pour les météries circonvoisines dudit lieu. Visitte fut ordonnée et faitte par le président en l'élection de Poitiers, qui constata la perte et vérifié ainsy qu'on l'a rapporté ; les besoins de l'Etat firent qu'on n'eut point égard à la diminution sur les tailles, dont la demmende étoit des plus conséquentes
1770 Le Loing déborde en Seine-et-Marne. Famine. 6 septembre 1770 POITIERS : La récolte du froment est d'une bonne année commune et de bonne qualité, celle du seigle n'est que des deux tiers, les vers ayant rongé les feuilles, on a été obligé de les défaire et de semer à leur place des grains qui n'ont pas réussi; celle des orges n'est que de moitié ainsi que celle des bles de mars, qui ont été fatigués par les fraîcheurs du printemps, les avoines n'ont donné que les trois quarts d'année commune, les vesces, vescereaux, une année commune, ainsi que la récolte des foins des prés hauts; celle des prés bas n'est que des deux tiers à cause du débordement des eaux et des fraîcheurs au printemps; les fruits arbrins ont totalement manqué; les noyers peuvent donner les deux tiers d'une année commune; les lins et chanvres, moitié, et les fèves et haricots, le tiers; les vignes ont manqué depuis trois ans, si bien qu'on a été obligé d'en arracher plus du tiers et ce qui reste ne promet pas le vingtième d'une récolte d'année ordinaire les bestiaux étant fort chers, le commerce s'est beaucoup ralenti; celui des étoffes est totalement tombé depuis plusieurs années. (côte C691)
1771      
1772 Été caniculaire. Épidémie de variole, de grippe et de typhoïde, notamment en Bretagne intérieure.  
1773 Été caniculaire. Épidémie de variole, de grippe et de typhoïde, notamment en Bretagne intérieure.  
1774     06 septembre 1774 POITIERS : La récolte de froment ne va qu'au tiers du produit d'une année commune ainsi que celle de l'orge; celle du seigle va à peine au quart et celle des avoines d'hiver aux deux tiers, ainsi que celle des vesces, vescereaux et autres grains ronds; les fèves, pois et haricots ont à peine produit un huitième d'année commune, la récolte des foins peut-être évaluée aux deux tiers d'une année commune, les regains ayant manqué; celle des noyers à peu près à moitié et celle des autres fruits arbrins au tiers; celle des vignes ne peut être comptée que pour moitié; la quantité est considérable par rapport aux grains, mais elle est aussi chère que l'année précédente; le commerce du bétail et celui des étoffes sont dans un complet discrédit. (côte C695)
1775 Hiver glacial Très rude dans le Nord, cette saison ne présenta par contre aucune anomalie remarquable dans le Centre et le Midi. D'après la description d'un contemporain, "l'embouchure de la Seine sur une largeur de plus de 8000 mètres, se montra, dès le 29 janvier 1776 et les jours suivants, toute couverte de glaces, ainsi que cette partie de la mer comprise entre la baie de Caen et et le Cap de la Hève, en sorte que du Havre, la mer paraissait couverte de glace jusqu'à l'horizon ; cette glace était rompue par le flux et le reflux, ce qui donnait à notre mer l'apparence de la Baltique". Les fortes gelées commencèrent en France dans la nuit du 8 au 9 janvier et durèrent jusqu'au début de février. A Paris, la Seine fut entièrement gelée du 25 janvier au 6 février. Le minimum absolu de température atteignit -17.2° le 29 janvier à Paris et -22.5° à Nancy le 1er février, mais la couche de neige, qui dépassait 4 pouces d'épaisseur, permit à de nombreux végétaux de résister à ces gelées exceptionnelles. Famine.  
1776     27 août 1776 POITIERS : Les pluies abondantes des mois de juin et juillet ont fait verser les froments dans lesquels il est aussi poussé une telle quantité d'herbes qu'elle ne sera que des trois quarts d'année commune dans les paroisses qui ont souffert de l'ouragan du trois juillet, et d'une année commune dans les autres, quoique la récolte des seigles paraisse abondante, les pluies les ont fait endommagés et leur ont fait perdre le huitième d'une année commune, il en est de même pour les orges d'hiver; les orges de mars et les baillarges auraient donné une année commune s'il ne s'en était beaucoup égréné; les vaoines, vesces, vescereaux et jarousses ont aussi donné une année commune; il en est de même pour les foins, sauf dans les paroisses qui ont souffert de l'ouragan du trois juillet; les fruits arbrins ont totalement manqué, ainsi que les noix; la majeure partie des noyers de la subdélégation de Civray ont été renversés par l'ouragan et beaucoup ont été endommagés dans celles de Chauvigny et de Montmorillon; dans la même subdélégation de Civray, les châtaigners, qui annonçaient une belle récolte, ont été renversés en grand nombre et la plupart ont eu beaucoup de branche brisées, ce qui porte grand dommage aux récoltes futures et nuit aux cultivateurs qui faisaient des châtaignes leur principale nourriture; les vignes ont souffert des gelées de mai et des pluies de juin et de juillet, aussi ne donneront elles que le quart d'une année commune et le vin sera-t-il mauvais, le commerce des bestiaux est toujours dans le même état; les journées des moissonneurs ont été d'un prix excessif et ils ont perdu beaucoup de temps à cause des pluies; le commerce des étoffes de laine est toujours dans un grand discrédit. (côte C698)
1777     le 3 juillet 1777, nous suivons l'ouragan dans le récit des registres paroissiaux

ASNOIS le soir, entre six et sept heures, il se manisfesta un ouragan si violent su'on croyait que tout était perdu. Le vent était si grand qu'on ne pouvait entendre les violents coups de tonnerre qui se succédaient sans intervalle. L'air était tout en feu. Les arbres, noyers, pruniers, châtaigniers et des chênes en quelques endroits, arrachés et écrasés, ne restant à la plupart que les troncs. On a rapporté que le dommage ne s'était manifesté que depuis Manles près d'Angoulême jusqu'à une lieu au-delà de Gençay ; Ruffecq, les Ajos, St-Macou, St-Saviou, Sivay, St-Pierre d'Exideuil, Blanzay, Chaniers, St-Romain, Chapelle-Bâton et tirant en droitte ligne vers Gençais ont supporté tout le fléau ; Charroux n'a rien senty qu'un grand vent, mais aucun dommage. Nostradamus n'a point été oublié dans cet évènement extraordinaire, chacun discourant à sa façon. Tout ce qui est de vray, cela a fait grand tort où il est passé, et dans soixante ans les arbres ne seront pas remis au même produit.
Bezaud, curé de Chapelle-Bâton.

CHARROUX il y eut sur les six heures du soir un oragant des plus violant et des plus extraordinaire qui dévasta plusieurs campagnes et réduisit les habitans aux habois. Cette paroisse, quoyque des moins molestée, n'a pas laissé d'en ressentir des effets très sensibles et nottament les villages des Malpierres et Jussié.

SAINT-ROMAIN (près Charroux) il a passé un ouragan qui a commencé à cinq heures du soir, par des éclairs et du tonnerre. Jusqu'à six heures le temps étoit si chaud qu'on avoit peine à ne pas transpirer avec sa seule chemise. A six heures, il s'éleva un vent si impétueux qu'il renversa plusieurs charettes chargées et en transporta à plus de deux portées de pistolet. Les châtaigners, noyers, serisiers et autres arbres fruitiers furent totalement arrachés ou cassés. Plusieurs gros chaines aussi arrachés.

SAINT-MACOUX le jeudi, environ les six heures et demie du soir, il s'éleva un vent de sud-ouest si violent et si impétueux qu'il forma un ouragan le plus terrible qui se soit fait sentir dans le pays. Les arbres, surtout les noyers, furent arrachés ; d'autres, qui comme les châtaigniers offroient à l'air une plus forte résistance, furent rompus et réduit au seul tronc. Les édifices furent ébranlés, quelques charpentes emportées, presque tous découverts ; les grains presques murs, notablement endommagés. Cet évènement funeste, que rendoient encore plus formidable la foudre et les éclairs, jetta tout le monde dans la plus affreuse consternation et dura environ trente minutes.

SAVIGNE il fit un ouragan après six heures du soir qui dura un quart d'heure. Il fut si grand qu'il déracina les arbres, en cassa, brisa d'autres, enleva les couvertures des maisons, renversa les cheminées et clochers, causa une grande perte à la paroisse.

VOULEME vers les six heures et quelques minutes du soir, il s'éleva un ouragan qui, dans une demie-heure ou quarante minuttes, abbatit le tiers des noyers du pays, brisa tous les châteigners, coucha par terre toutes les treilles et endommagea beaucoup la moisson en couchant les bleds qui ne pouvant se relever furent couvert de jargeau. Les paroisses qui furent les plus endommagées furent St-Macoux, St-Saviol, Voulême, les Adjots, Taizé et St-Gaudent. Les autres, à trois ou quatre lieues aux environs, furent aussi maltraités, mais pas tant que les précédentes.

BRUX ouragan sur les six heures, qui a arraché une partie des arbres qu'il a rencontrés. Il occupoit environ 3 lieues de large. On a suivi les traces depuis Manles jusqu'à Châtellerault. Il a arraché beaucoup d'arbres à Manles, Ruffec, preque tout le parc de Pansac, Lairé, la Bonnardelière. Il n'a pas fait de mal dans cette paroisse. Il a commencé à Espenvilliers. Depuis Espanvilliers jusqu'à Charroux les chemins étoient tous barrés par les arbres renversés. Il y a eu surtout beaucoup de noyers et de châtaigniers cassés et arrachés.

On peut rajouter aussi :
CHARROUX Cette année a été très stérile en vain et presque en toutes sortes de denrées. L'été s'est passé dans une sécheresse continuelle qui a tari toutes nos rivières et réduit nous et nos bestiaux dans la plus grande misère.
1778 Été caniculaire.   MARNAY Il y eu la présente année une sécheresse si grande que depuis de longues années on n'en avoit pas vu une pareille. La chaleur a été excessive. Il y a eu malgré cecy du bled et du vin en assès bonne quantité. Peu de fruit.
1779 Été très chaud dans la France du Nord. Octobre - Épidémie de dysenterie dans la France du Nord après un été très chaud.  
1780      
1781  

Pneumonie infectieuse dans l'Ouest.

L'épidémie de grippe s'etendit d'est en ouest en cercles concentriques à partir de l'hiver 1781/1782.

19 juin, MARNAY : il y a eu cette année une grêle considérable, qui a totalement dévasté les bleds et les vignes d'une grande partie de la paroisse, ce qui a causé un domage considérable et fait beaucoup de misérables

19 juin, VOULON : sur les six heures du soir, il se leva vers la partie du midy un nuage affreux avec un tonnerre pareil. Un semblable nuage parut aussi vers le couchant. Ces deux nuages s'atteignirent et se combattirent d'une manière singulière. Les nuages du couchant étoient dessous ceux du midy. Vers les sept heures ou peu après, il s'éleva un vent du midy qui nous amena une grelle mellée de peu de pluye. Elle étoit de la grosseur d'une bonne prune, taillée à peu près comme une étoile à demi platte. On peut s'imaginer le tord qu'elle fit aux biens de la terre, surtout aux chamvre, qu'elle a tout étêté. Le vent souffloit si fort pendant cette orage, que cette même grelle cassa à la cure vingt cinq carreaux de verre. Elle cassa aussi quelques tuilles sur le toit des maisons

19 août, SAVIGNE : sépulture de Jeanne Brisson, épouse Vaillant trouvée morte hier à six heures du matin sur la chaume d'Epinoux par la chute du tonnerre avec 36 brebis et 3 cochons.
1782   L'épidémie de grippe s'etendit d'est en ouest en cercles concentriques à partir de l'hiver 1781/1782.
Famine.
Pneumonie infectieuse dans l'Ouest
 
1783 Été caniculaire. Hiver glacial. C'est surtout dans le Nord de la France que cet hiver fit sentir ses rigueurs depuis le début de novembre jusqu'en avril, et la neige y tomba avec une telle abondance entre le 26 décembre et le 17 février que la circulation fut fréquemment interrompue.  Le 30 décembre 1783, le minimum thermométrique à Paris s'abaissa jusqu'à -19.1° et dans la capitale on enregistra 69 jours de gelée consécutifs. La terre fut gelée jusqu'à 65 cm de profondeur. Pneumonie infectieuse dans l'Ouest.  
1784 Été caniculaire. Pneumonie infectieuse dans l'Ouest. ASNOIS : L'hiver de mil sept cent quatre vingt quatre a été un des plus rude. Il est mort à Paris et ailleurs un grand nombre de personnes par le froid. Les neiges ont resté six semaines sur la terre et ont conservés les bleds qui auroient gelés sans cela.
1785 Été caniculaire. Famine. Pneumonie infectieuse dans l'Ouest. VIVONNE, paroisse St-Georges, cette année il a tombé de la neige jusqu'au dimanche, jour de la Passion, en grande abondance et il y en avoit encore à fondre après le dimanche de la Quasimodo.

MAUPREVOIR l'année est l'une des plus remarquables du siècle, et personnes des vieillards ne se rappelle d'en avoir vu une semblable : l'hiver, qui commença à se faire ressentir le 20 décembre 84, n'a cessé que le 28 mai 85. Ces cinq mois se sont passés en neiges continuelles, sans qu'il ait tombé aucune pluie, et la disette d'eau a été prolongée jusqu'au 29 juin. Les pâturage ont étés totallement perdus. La récolte des foins a été si peu de chose que le millier s'est vendu sur la solle jusqu'à 100 l. Le bled étoufé par la sècherese a jetté le désespoir dans tous les esprits ; et la disette s'est fait tellement sentir que bien des particuliers n'ont pas eu de quoi retourner en terre. On a vu progressivement monter les grains ; en sorte que le boisseau de seigle qui coûtoit précédemment 1 l 10 s est bientôt parvenu jusqu'à 5 l ; et le froment 6 l 10 s ; l'avoine 3l.

13 mars, SAINT-ROMAIN (près Charroux) il tomba dans la nuit une si grande quantité de neige que personne ne put se rendre à la messe ce jour-là, qui est le dimanche de la Passion et il y avoit dans certains endroits jusqu'à 10 pied de neige d'hauteur.

BRUX nous avons eu la présente année un hiver très rigoureux. Il a tombé le 12 mars... une quantité prodigieuse de neige très fine, avec un vent si violent qu'il a arraché cinq ou six cents arbres dans le tranchis. Le vent a porté la neige dans les fonds et à côté des murailles. Elle étoit en des endroits de la hauteur de 10 à 12 pieds. Il en est tombé la veille et le dimanche de la Quasimodo. Il a fait un très beau temps avec un beau soleil excepté la veille et le dimanche de la Quasimodo, et cependant, il y a eu de la neige sur la terre jusqu'à la fin d'avril. Tous les chemins de traverse ont été interceptées pendant sept ou huit jours.

BRUX : .... (il avait neigé le jour et la veille de la Quasimodo et la neige est restée sur le sol jusqu'à la fin avril. Il n'a pas tombé une goutte d'eau jusqu'au mois de juillet.
.... Il n'y a point eu de foin.... Il a plus dans le mois d'aoust et de septembre. Il y a eu beaucoup de reguin... Il n'y a eu ni pois, ni fèves, ni haricots, ni aucuns légumes de printemps et les bleds de toute espèce ont manqué. A peine a-t-on recueilli la semence. Les métayers avoient tout au plus 5 ou 6 boisseaux de bled après les semences prélevées. Il a plus dans le mois d'aouste et de septembre ce qui a donné beaucoup de navets, de châtaignes et de vin. On a tiré beaucoup de bled du Limosin ce qui fait qu'il n'a pas été très cher.
1786      
1787      
1788 Été caniculaire. Hiver glacial (la Seine gèle à Paris ; 56 jours de gelées consécutives de novembre à janvier). L'Europe entière subit les rigueurs de ce remarquable hiver, principalement de la fin de novembre 1788 à la mi-janvier 1789. A Paris, où la Seine resta gelée du 26 novembre au 20 janvier, on compta cinquante six jours de gelée consécutifs avec un minimum absolu de -21.8° le 31 décembre 1788. Le Rhône fut pris à Lyon, la Garonne à Toulouse, de même que le Rhin, la Tamise et le lac Léman. La masse des glaces intercepta les communications entre Calais et Douvres et les navires se trouvèrent bloqués dans les ports de la Manche : on traversait à pied et à cheval le port d'Ostende. A Marseille, les bords du bassin étaient couverts de glace. Au moment du dégel, les blés apparurent très verts et très propres, car la neige qui avait été très abondante les avait protégés et les mauvaises herbes s'étaient trouvées en grande partie détruites. . Famine. VIVONNE, paroisse St-Georges : Le grand hyver qui a gelé une grande quantité de noyers a commencé le 5 novembre 1788 et a fini le 13 janvier 1789 par une abondance de neige. Le plus grand froid partout fut le 31 décembre. Le 17 janvier un verglas dont les arbres furent tellement chargés que les branches penchèrent vers la terre.

VOULON : .....dès la Toussaint des gelées plus que blanches, qui ont continué jusqu'au 24 novembre, où le froid est venu un peu plus violent. L'air étoit rempli d'un brouillard ou givre. Le vent nord a presque toujours resté continuel jusqu'au 13 janvier. La neige qui commença vers le 15 décembre , a resté cinq semaines et les couches se sont réitérée plusieurs fois. Les rivières ont été tellement glacée que l'on passoit dessus comme sur un port. Moy-même j'ay passé à la Dive qui tombe dans le Clain ; et mes gens y ont passé quatre chartée de bois, portée sur leurs épaules. On a pas pu sçavoir l'épaisseur de la glace. Je l'ai fait percer avec un tarrière, mais il étoit trop court pour pénétrer jusqu'à la fin. Le pain a gelé presque partout. Le vin dans les caves, à plus forte raison dans les celiers. Ici il a gelé dans les bouteilles de mon petit celier. Il a aussi gelé dans les canettes en disant la messe. L'eau étoit très rare, mon puits étoit tari à n'en pouvoir tirer même avec un pot. Enfin on prétend que le thermomètre a dessendu trois degrés et demi plus bas qu'en 1709. Cependant les bleds ne paroissent point avoir de mal, parce qu'ils étoient garentis par la neige, ou plutôt la glace, et que la terre étoit très sèche. Comme on a semé tard, il y a la majeure partie du bled qui n'est pas levé, mais on espère par la douceur qu'il fait depuis le treize janvier.

VOULON : ...après une sécheresse assé longue qui a empesché une partie de l'emblavaison, est survenue de bonheure, c'est-à-dire dès la Toussaint....
1789   Graves disettes dans la plupart des régions après un hiver très rigoureux. Montmorillon, le miracle du 14 janvier 1789

En novembre 1788, le thermomètre marqua d’abord –6° puis continua à descendre jusqu’au 31 décembre. Au début de janvier, le froid fut si excessif que la Gartempe fut pétrifiée, les plus gros chênes eurent le tronc fendu, les vignes et les plantes furent gelées, le froid fit périr les oiseaux, le gibier et même nombre d’habitants. Le thermomètre descendit à – 17° fin dé-cembre. Les chemins étaient couverts d’une couche épaisse de glace et impraticables. Le 14 janvier commença la débâcle de la rivière, grossie par la fonte des neiges. La glace épaisse de 25 pouces, résistant, les glaçons entraînés par le courant s’amoncelèrent à une hauteur incroyable, menaçant de détruire toute la basse ville, de gros glaçons étaient projetés dans les rues, à la grande frayeur de la population.
A cette vue, le clergé, suivit processionnellement du peuple, se rendit à la petite chapelle de la Vierge située au milieu du pont.
Arrivé là après de grandes prières, la procession vit la montagne de glace s’ébranler soudain avec un fracas effroyable et s’écouler sous le pont sans causer de dommages ; ce qui parut à tous être un grand miracle.
Les glaçons dont certains étaient d’une grosseur prodigieuse (40 pieds sur toutes les faces) ont été couchés par explosion sur les prairies et ont arraché de très gros arbres. La débâcle de 1608 avait causé moins de dégâts.

1790 Été caniculaire.    
1791      
1792     LESIGNY : L'an 1792 et le huit juillet, la rivière en crue de dix huit pouces plus quatre mil sept cent quarante(?).Elle est venue jusqu'à la borne que j'ay plantée à cet effet dans la rue au bas du mur qui renferme mon pré.Cette inondation a causé dans ma paroisse des dommages considérables dans les terres ensemencées et dans les guérets,neuf maisons du bourg ont été rasées y compris le moulin.Chaque propriétaire ont à peine par journée du seigle et ceux dont les maisons furent détruites ne possédaient pour mobilier que leur chemise qu'ils avaient sur eux n'ayant pas eu le temps..(?)..leur armoire ny leur coffre.
Miranet curé de Lésigny
1793 Été caniculaire.    
1794 Hiver glacial. Deux périodes de gelée intense : la première de la mi-décembre à la fin de janvier et la seconde de la mi-février à la fin de mars. A Paris, il y eut quarante-deux jours de gelée consécutifs et la Seine fut gelée du 25 décembre au 28 janvier     
1795 le 23 janvier le thermomètre descendit à -23.5°. C'est au cours de cet hiver que la cavalerie de Pichegru s'empara de la flotte hollandaise bloquée par les glaces dans le Zuydersée." Le Zuydersée était gelé, raconte Thiers ; nos escadrons traversèrent au galop ces plaines de glace, et l'on vit des hussards et des artilleurs à cheval sommer comme une place forte ces vaisseaux devenus immobiles et qui se rendirent à ces assaillants d'une espèce si nouvelle". Été caniculaire.    
1796      
1797      
1798 Été caniculaire.    
1799 Été caniculaire.    
1800      

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